octobre 19, 2021

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Note de Presse:Groupe de Réflexion et d’Action de l’Intelligentsia Nationale pour le Renforcement de la Démocratie (GRANDIR)

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Nous, Groupe de Réflexion et d’Action de l’Intelligentsia Nationale pour le Renforcement de la Démocratie (GRANDIR), sommes une jeune structure politique qui refuse de regarder, de vivre ces moments de protestations, de crises et de troubles avec indifférence. Cette terre que nous avons en héritage doit être objet de préoccupation de toute citoyenne et de tout citoyen. Et ceci dit, quand tout va mal dans la République, l’engagement devient un devoir.
Nous partons du constat que depuis après 1986 (la chute des Duvalier), nous vivons d’interminables crises socio-politiques et économiques. Notre génération se nourrit d’une tradition de crises : une tradition qui dure depuis 1806, après la mort de l’Empereur Jacques 1er. Il est un fait qu’après chaque crise, l’État est en déliquescence : il y a plus de groupes armés (gangs), plus d’entreprises détruites, plus de magasins pillés, plus de chômage, plus de perte en vies humaines. Aussi, on assiste à l’augmentation vertigineuse du taux d’inflation et les institutions publiques sont devenues plus faibles et se fragilisent peu à peu. Les couches les plus vulnérables de la population en sont toujours les principales victimes.

Nos différentes réflexions nous permettent de comprendre, parce qu’il n’y a pas de création de richesses, parce que la production nationale est substituée, la politique devient le seul moyen possible pour une grande majorité d’améliorer leur condition de vie, une aspiration pour le bien-être personnel et/ou d’un petit groupe. Les postes électifs deviennent alors une ambition tentante. Sur la scène politique haïtienne, nous nous trouvons dans une arène où tout est permis. Beaucoup vivent de la politique, et peu en vit pour : c’est le début du chaos. D’où notre tendance à croire que rien n’est plus important que la politique. Et que les problèmes politiques peuvent, en toute normalité, paralyser tous les autres champs de la vie nationale.
Depuis le mois dernier nous assistons à un soulèvement général du peuple haïtien contre la gestion calamiteuse d’un président qui, en outre, est impliqué dans plusieurs dossiers de corruption dont celui de Petro Caribe. Tout ce qui caractérise son administration c’est le népotisme, la corruption, le mensonge, le massacre des populations en haillons qui osent demander du pain, le troc de la souveraineté nationale contre la garantie d’un mandat creux, la déshumanisation des masses, l’effondrement économique en prélude à une situation imminente de famine dans un pays déjà dépourvu de toutes infrastructures de base. En outre, les institutions telles l’école, dans un système éducatif qui s’affaiblit au rythme des ans, les petites et moyennes entreprises, presque toute l’administration publique… sont restées fermées depuis déjà quatre (4) longues semaines.
Le président, malgré un cortège lourdement armé, n’a pas osé se rendre à l’ouverture de l’année judiciaire à seulement une rue du palais national au risque d’avoir à essuyer des jets de pierres dans toutes les directions. Nous sommes face à un président que la population haïtienne vomit avec dégoût et rage !
Cependant, ce dernier demeure emprisonné dans un culte du blanc étoilé (l’administration américaine surtout) faisant corps à une soumission aveugle à une large partie de la bourgeoisie dite haïtienne et des tenants du PHTK qui lui assurent la tranquillité du quinquennat malgré tout. En contrepartie, Il devra garantir l’arrogance et les privilèges de ces derniers sur l’appareil d’Etat au détriment de la population. Le parvenu président perd ainsi le sens des notions d’auto-détermination des peuples, d’Etat de droit et s’estime prêt à faire un génocide si le peuple oserait compromettre ce pacte plutôt diabolique. Si ces patrons du président étaient utiles au pays, on serait longtemps déjà sur la voie du développement.
Plus loin on voit que suite à la dégradation de la situation, et dans une logique de manipulation, apparait le mot ‘’dialogue’’ comme un néologisme qu’ils (les patrons de l’esclave-président) croient pouvoir sauver un président qui n’a plus aucune crédibilité et les soi-disant amis d’Haïti savent bien mieux que quiconque ce que ‘’dialogue’’ implique dans une démocratie. Le concept d’‘’éthique du discours’’ de J. Habermas peut bien nous être utile en ce sens. Pour qu’il y ait discussion dans ce cas précis, il faut la sincérité des acteurs en présence, acteurs vivant encore avec le sens profond de la patrie, et tel n’est pas le cas du président-menteur. On ne peut plus continuer à souffrir la bassesse du dialogue des sourds sous une couverture de démocratie hypocritement formelle pendant que nos enfants meurent de faim et que notre vie ne vaut plus rien. Il faut que ce plan macabre pour Haïti prenne fin enfin. Jovenel Moise doit démissionner pour que vive la nation !
Un dialogue sincère et inclusif s’en suivra entre les vrais fils et filles de la patrie à l’exclusion des traitres pour qu’on ait plus à souffrir la haine des mafias locales et internationales. Les divers procès devront être engagés à travers une justice indépendante et impartiale. L’impunité et l’injustice sociale devront être à jamais bannies de la République.

Vive Haïti ! vive la République !

GRANDIR
Téléphones : (509) 4784-0470/ 4249-9323/ 3110-1775
Courrier électronique : Grandirhaiti12@gmail.com

Les Signataires :
Fedner CERISIER
Ewhentz SAINT-JEAN
Wislet BIEN-AIMÉ
Mikado JEAN
Siboney ALISMÉ
Ronald  SAINT-JEAN
Chernobyl PIERRE