octobre 27, 2021

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*Haïti – Politique : Jovenel Moïse parle de transformer la crise en opportunité ?*

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Le président haïtien, Jovenel Moïse, a insisté hier lundi matin sur une radio-télévision de la capitale pour la formation d’un gouvernement d’union nationale et a invité l’opposition à entamer un dialogue pour mettre fin à la crise actuelle.
Après un mois et demi de violentes manifestations antigouvernementales réclamant sa démission, « sans conditions », Jovenel Moïse a réitéré que le pays se trouve actuellement à la croisée des chemins, « dans lesquels nous pouvons transformer cette crise en une opportunité ».
Le chef de l’Etat a déclaré qu’une vacance au sein de l’exécutif plongerait le pays dans un plus grand chaos entre les mains des gangs, et a souligné que depuis 1986, après la dictature de Duvalier, le pays avait seize Présidents.
Il a également défendu l’annulation de contrats avec des entreprises privées d’électricité, dont beaucoup ont été signés sous des gouvernements de transition, au détriment des intérêts de l’État et de la population majoritaire.

« Nous avons pris la décision », a déclaré le président, avant de présenter ses excuses à la population pour ne pas avoir adopté ces dispositions auparavant.
Si nous avions accepté le contrat de Sogener, cela aurait coûté environ 20 millions de dollars au pays, a souligné Moïse, qui a souligné que tous les accords devaient présenter un intérêt pour la population.
Il a également annoncé qu’il n’avait pas l’intention de nationaliser une entreprise, mais plutôt de procéder à des réformes dans le secteur de l’énergie, qui amélioreraient les revenus de l’État.
En ce qui concerne l’élimination de toutes les franchises douanières, à l’exception de celles prévues par la loi, Moïse a défendu la récente mesure approuvée par le Conseil des ministres et a noté que l’État était depuis de nombreuses années « l’otage » d’un « secteur mafieux ».
Il a également confirmé que le gouvernement avait demandé une aide humanitaire des États-Unis et que la nation américaine avait accepté de la fournir. Aussi il a réitéré que le groupe qui, lors de leurs dernières apparitions publiques, veillait à sa sécurité, sont des conseillers qui évaluent les systèmes du Palais national.
Peu de temps après l’intervention du président, des centaines de personnes sont descendus dans la rue pour réclamer la démission du président haïtien, accusé d’avoir aggravé la crise socio-politique et économique du pays.