octobre 17, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

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En meeting à Tupelo (Mississippi), ville chère à Elvis Presley, le président des Etats-Unis Donald Trump s’est montré très combatif malgré la procédure en destitution lancée par les démocrates

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La meilleure défense, c’est l’attaque: Donald Trump a affirmé dans un meeting que la procédure en destitution lancée par les démocrates lui ferait obtenir une « majorité en colère » à l’élection présidentielle de 2020

Donald Trump est littéralement obsédé, consumé par l’impeachment »

« Nous n’avons jamais eu autant de soutien qu’actuellement », a déclaré le président républicain devant des milliers de partisans enthousiastes dans une salle bondée à Tupelo, dans l’Etat conservateur du Mississippi (sud-est), représentatif du coeur de son électorat.

La dernière moyenne des sondages lui accorde pourtant 40,9% d’approbation parmi les Américains. Mais le dirigeant estime indispensable de galvaniser le noyau dur de sa base électorale pour avoir des chances de réélection en novembre prochain.

La procédure d' »impeachment » mise en oeuvre par la majorité démocrate de la Chambre des représentants est une « attaque contre la démocratie elle-même », a-t-il tempêté. « Mais je vous le dis, les républicains sont vraiment forts », et s’octroieront « une majorité en colère ».

Ce meeting est le premier du chef de l’Etat depuis le vote jeudi de la majorité démocrate ouvrant la voie à une destitution.

Combatif, il avait déjà répondu vendredi que les démocrates seraient les premiers à payer le prix, dans les urnes, d’une procédure lancée contre lui qu’il considère comme un « affront » qui galvanise sa base « comme jamais ».

Les Américains « observent et voient d’eux-mêmes à quel point cette procédure est injuste », avait aussi tweeté le milliardaire, qui affirme avoir eu une conduite « irréprochable » dans l’affaire ukrainienne à l’origine du scandale.

Les chefs démocrates au Congrès « tentent d’achever le parti républicain », a-t-il poursuivi. « Cela n’arrivera jamais, nous reprendrons la Chambre » des représentants, aujourd’hui seule branche du pouvoir à majorité démocrate face à la Maison Blanche et au Sénat républicains.

Après un vote crucial de la Chambre jeudi, qui a clairement rapproché la menace de sa mise en accusation –« impeachment » en anglais– mais a montré des républicains faisant bloc autour de lui, l’ancien homme d’affaires se montre offensif.

« IMPEACHMENT » EST UN MOT « TRÈS SALE »
« Cela a galvanisé ma base comme je n’avais jamais vu », a-t-il déclaré quelques heures après le vote, dans un entretien accordé à la publication conservatrice Washington Examiner.

« Impeachment »: « C’est un mot très sale, je n’arrive pas à croire que les démocrates qui ne font rien essayent de me le coller, c’est un affront. Et je pense que ça va se retourner contre eux », a-t-il ajouté.

L’approbation jeudi, grâce aux voix des démocrates –avec seulement deux défections– et d’un ex-républicain, d’une résolution formalisant l’enquête en vue d’une destitution a rendu plus concrète la possibilité de cet « impeachement » à la Chambre.

Si la chambre basse votait sa mise en accusation, Donald Trump serait alors soumis à un procès politique au Sénat, où la majorité républicaine qui lui reste encore largement fidèle rend cependant improbable sa destitution.

Dénonçant un « abus de pouvoir » du milliardaire, la présidente démocrate de la Chambre Nancy Pelosi s’attèle depuis des semaines à placer cette procédure sous le sceau de la solennité, bien consciente qu’une apparence trop politique diviserait encore plus profondément le pays à l’orée des élections présidentielle et législatives de 2020.

« Il ne s’agit pas de sa personnalité ou de sa politique. Il s’agit de notre devoir de défendre la démocratie », a-t-elle tweeté vendredi.

Après des mois de réticences, elle avait décidé le 24 septembre d’engager son parti sur cette voie périlleuse à la suite des révélations sur un appel téléphonique entre Donald Trump et son homologue ukraine .via paris match/Harry Espoir Michel
pour Le Tout Au Pluriel mg..