octobre 27, 2021

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Des milliers Algériens manifestent contre le régime en place pour le 40e vendredi consécutif.

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les manifestants scandaient vendredi leur refus de la présidentielle du 12 décembre, perçue comme une manœuvre du pouvoir pour se régénérer.

Dans les rues d’Alger, vendredi 22 novembre. RAMZI BOUDINA / REUTERS
Le mouvement populaire de contestation du régime en Algérie est entré vendredi 22 novembre dans son dixième mois en restant fortement mobilisé dans la capitale, où les manifestants scandaient leur refus de la présidentielle du 12 décembre, perçue comme une manœuvre d’un pouvoir contesté pour se régénérer. Une foule nombreuse convergeait depuis le début de l’après-midi de divers quartiers de la capitale vers le centre-ville, dont plusieurs axes étaient noirs de monde.

Après avoir obtenu en avril la démission d’Abdelaziz Bouteflika, président depuis vingt ans, le mouvement (« Hirak ») de contestation n’a pas faibli et entend désormais aller « jusqu’au bout », en obtenant le départ du régime qui dirige l’Algérie depuis son indépendance en 1962. « Nous demandons la liberté et on ne fera pas marche arrière », lançait notamment la foule en chœur dans la capitale.

une vingtaine d’arrestations lors d’une manifestation nocturne contre la présidentielle
« Dégage, Gaïd Salah, pas d’élection cette année ! »
Exigeant la mise sur pied d’institutions de transition pour rompre avec les autorités actuelles, les contestataires refusent que le pouvoir, incarné depuis le départ de M. Bouteflika par le général Ahmed Gaïd Salah, chef d’état-major de l’armée, organise le moindre scrutin.

Les manifestants dénoncent la place centrale occupée en Algérie, depuis l’indépendance, par le haut commandement de l’armée dans le mécanisme – opaque – de décision.

Si la presse algérienne a fait état de quelques manifestations de soutien au pouvoir et au scrutin, elles ont peu mobilisé, surtout en regard de l’affluence dans les cortèges opposés à la tenue d’une élection. « Dégage, Gaïd Salah, pas d’élection cette année ! », criaient également les manifestants, vendredi, à celui qui dicte, depuis le mois d’avril, ses « suggestions » au président par intérim, Abdelkader Bensalah, et au gouvernement du premier ministre, Noureddine Bedoui.