octobre 17, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

Nous sommes vos yeux et vos oreilles

Crise : les facultés de l’UEH, perplexes, quant à la reprise des activités académiques

3 min read
Partagez cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Mains et pieds liés face à l’incertitude de la crise, aucun responsable des différentes facultés de l’Université d’État d’Haïti ne peut garantir de la reprise convenable de toutes les activités administratives, voire académiques. Certaines facultés qui, peu avant l’extension du « peyi lòk », ayant eu le temps d’organiser le concours d’admission, ne parviennent toujours pas à proclamer les résultats. Les autres se révèlent jusqu’ici incapables d’assurer le processus tandis que des milliers de bacheliers continuent d’attendre pour se tailler une place au sein de cette institution publique d’enseignement supérieur.
Publié le 2019-11-26 | Le Nouvelliste

Les huits semaines de « peyi lòk » drainent des conséquences sur les institutions d’enseignement supérieur dans le pays, notamment  sur le fonctionnement de l’Université d’État d’Haïti (UEH) contenant environ trente mille étudiants. La rentrée  universitaire prévue officiellement le 2 octobre dernier n’a pas eu lieu, en raison de la situation délétère. Les événements sont parvenus à rendre moite l’ambiance universitaire dans la plupart des différents espaces facultaires où ne sont remarqués que les gardiens/agents de sécurité.

« Pour nous, cet arrêt de travail est une catastrophe, d’abord au niveau des activités de l’enseignement, ensuite, en ce qui a trait au défi majeur lié au processus d’accréditation, enfin les échanges internationaux… », affirme le doyen de la Faculté de médecine, de pharmacie et de l’École de technologie médicale, Dr Jean-Claude Cadet.

L’enseignement au sein de la Faculté de médecine est assuré sur deux semestres, à raison de 15 semaines d’études au minimum.  Avec  les huit semaines perdues, il s’agit là pour le doyen d’un « gros choc » à ce niveau pour toutes les filières d’études de cette entité de l’UEH. « L’enseignement dans les classes, à la base, a pris un choc extraordinaire, y compris les stages pratiques », explique le doyen.

Dans le cadre du processus d’accréditation au niveau international, la faculté qui entend se mettre à jour d’ici 2023, reçoit l’appui d’une équipe de professeurs venant des universités de Montréal et de Laval, en vue de favoriser une meilleure adaptation. Mais avec les semaines de « peyi lòk », elle a manqué différentes visites de travail important liées audit processus.

Les cours assurés par des professeurs étrangers, tout comme ceux dispensés par des professeurs  français ou américains d’origine haïtienne, membres de l’Association des médecins haïtiens vivants à l’étranger (AMHE), et des professeurs travaillant à temps plein ont dû s’arrêter. « La faculté, pour des raisons de sécurité, se voit dans l’obligation de fermer ses portes. Nous sommes en difficulté. C’est une catastrophe. C’est la première fois, depuis cette décennie, qu’elle n’a pas fonctionné, durant deux mois…», regrette le doyen Cadet, soulignant toutefois qu’une équipe travaille à l’interne à étudier comment s’adapter.