octobre 28, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

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À l’occasion de la diffusion de notre podcast « Le jour où je suis devenu ami avec le dernier des Kennedy », redécouvrez le récit de la fin tragique de John Jr.

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Dans les années 1990, Olivier Royant, alors correspondant de Paris Match aux Etats-Unis, est chargé de former au journalisme le fils du 35e président américain : John Kennedy Junior. Il était une personnalité phare de sa génération, un homme traqué par la presse internationale, adulé par les Américains. Dans les années 1990, à New York, John Kennedy Junior est l’incarnation de la célébrité ! A cette époque, le fils du 35e président américain assassiné à Dallas en 1963, lance « George », son magazine politique. Olivier Royant, le correspondant de Paris Match aux Etats-Unis, se voit convier la mission de convertir cet avocat de formation en homme de presse. De cette rencontre presque fortuite naîtra entre les deux hommes une amitié inattendue et bouleversante. Jusqu’à la mort brutale du « dernier des Kennedy » dans un crash d’avion.

JOHN KENNEDY JR, FACE À SON DESTIN

John Fitzgerald Kennedy a hérité d’un nom qui, pour le monde entier, signifie un avenir en politique… et une troublante familiarité avec la tragédie. Personne n’a oublié sa photo à 3 ans, saluant le cercueil de son père. Devenu malgré lui le fleuron d’une dynastie décimée, John voulait être journaliste. Mais les démocrates le courtisent et lui forcent régulièrement la main, la moitié de l’Amérique est prête à voter pour lui. John élude, jusqu’à ce 16 juillet 1999, où la malédiction le rattrape. Il avait 38 ans quand un crash en avion privé mit un terme à sa trajectoire. Une fois encore, la mort frappait le clan.

La sonnerie du téléphone retentit dans la maison endormie. Il est minuit et Carole Radziwill se réveille en sursaut. Anthony, son mari, dort toujours. Elle ferme la porte derrière elle. Au bout du fil, Pinky, un ami de John. Il appelle de Hyannis Port, sur le continent.
« Salut, dit-elle à voix basse. Tout va bien ?
– Carole, désolé de te déranger. Ecoute, je devais aller chercher John et Carolyn à l’aéroport. Ils ne sont pas là. Je me demandais s’ils étaient avec vous… »
Le couple Kennedy devait arriver sur l’île au lendemain du mariage de Rory, la plus jeune fille de Robert Kennedy. Carole sent son cœur lui transpercer la poitrine. Personne n’appelle jamais au milieu de la nuit. « C’était la mauvaise voix, écrit-elle dans “What Remains”, ses bouleversants Mémoires. A cet instant, j’ai tout compris. J’aurais voulu raccrocher. » Quelques lourdes secondes de silence s’écoulent.
« De quoi parles-tu, Pinky ? demande Carole, angoissée.
– Ce n’est rien, j’en suis sûr. Tu connais John. Il a probablement changé ses plans au dernier moment sans prévenir personne. »

Depuis plusieurs semaines, Carole, l’épouse d’Anthony Radziwill, le plus proche cousin de John Kennedy Jr, se prépare au chagrin. A 39 ans, son mari est en phase terminale d’un long cancer, sa fin est imminente. John et Carolyn ont voulu qu’Anthony puisse vivre ses dernières journées au calme, entre mer et soleil. Ce mois de juillet 1999, ils ont invité le couple à Martha’s Vineyard, la ferme de Jackie, devenue en héritage leur résidence d’été. Ils les retrouvent chaque vendredi. La semaine, John appelle tous les soirs pour prendre des nouvelles. Elles ne sont jamais bonnes. Jeudi, pour clore la conversation avec Carole, il avait lancé, sûr de lui : « A samedi ! » Le soir même, il se rendait au Yankee Stadium.Via Paris Match

Pour Le Tout Au Pluriel Magazine
Harry Espoir Michel