octobre 17, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

Nous sommes vos yeux et vos oreilles

NATCOM AVEC JOVENEL : IL N’Y AURA PLUS DE PAYS LOCK LE 13 JANVIER 2020

3 min read
Partagez cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

 

Le président Jovenel Moïse dit avoir un vaste plan de restituer à l’État certains biens privatisés par l’administration de René Préval. Il a commencé avec les centrales Varreux I et II gerées par la Sogener, dans ce dossier il a été accusé de persécution politique, plus d’un a la suspicion qu’il en a fait un reglèment de compte contre la famille Vorbe.

Pour démontrer qu’il n’a pas une affaire personnelle contre les Vorbe, le président Jovenel Moïse décide d’aller frapper aux portes d’autres anciennes propriétés de l’État privatisées comme Ciment d’Haïti, Minoterie et Natcom (ancienne téléco).

Poussé par le député Alfredo Antoine, la prochaine cible de Jovenel Moïse était la Natcom accusée de corruption et de non rentabilité pour l’État haïtien. Le Ministère des Finances et le député Alfredo repprochent à la Natcom d’avoir versé seulement 79 millions de gourdes à l’État durant ses 8 ans d’exploitation soit moins de 1 million de dollar alors que la Viettel, société mère et propriété de l’armée vietnamienne, reçoit ses divendendes annuellement.

Ayant eu vent de cette prochaine attaque La Natcom, redoutant les conséquences d’une intervention publique de l’État, a entrepris des démarches pour négocier avec les hauts responsables de l’État. Et de fait, Natcom a acheté le silence du palais national ainsi que le député Alfredo Antoine.

Le tout nouveau DG de Natcom a rencontré personnellement des conseillers du président qui lui ont soutiré de fortes sommes d’argent selon un autre conseiller intègre qui a vendu la mèche. De plus, Natcom s’est engagée à fournir au gouvernement tout ce qu’il désire en terme d’informations sur certaines personnes utilisant le réseau de Natcom et un appui financier pour tuer dans l’oeuf le prochain épisode de « pays lock » que l’oppisition est entrain de préparer à partir du 13 janvier 2020.

Pour prouver sa bonne foi, la Natcom s’est engagée à honorer certaines dépenses de fin d’année pour le gouvernement dont des évenements de propagande, tout cela en échange du silence du président sur le dossier des dividendes. Et comme par coïncidence, le Palais National a déjà mobilisé ses ressources contre Baussan et Carl Braun, les béneficiaires de la privatisation de la Minoterie.

Au lieu d’attaquer Natcom (ancienne téleco), le pouvoir s’apprête à attaquer La Minoterie. C’est une politique deux poids deux mesures, la justice a été instrumentalisée contre Sogener mais elle se laisse acheter dans le dossier de la Natcom. Les vietnamiens de la Natcom qui sont tous des militaires en fonction dans l’armée vietnamienne promettent à Jovenel de l’aider à déjouer le prochain épisode de pays lock. Si Natcom peut dévier ce lock, Jovenel est prêt à tout donner.

Natcom ne veut pas verser à l’État ses divendendes, mais elle trouve de l’argent pour aider le gouvernement à lutter contre la mobilisation populaire qui se reprendra à partir du 13 janvier.

Natcom ne peut pas offrir des services de qualités mais elle trouve les moyens pour sauver Jovenel Moïse.

Natcom ne veut pas donner un salaire raisonnable à ses employés mais elle trouve des millions pour arroser des conseillers du président et la première dame elle-même.

Tôt ou tard, l’État devra forcer Natcom à payer ses divendendes. Selon le député Alfredo, la Teleco rapportait à l’État 100 fois plus que la Natcom. Pourquoi vendre une entreprise publique qui nous rapportait tant à l’armée d’un pays étranger ?

C’était déjà inadmissible qu’une armée étrangère détienne l’un de nos deux réseaux de téléphonie, c’est encore plus scandaleux quand ces militaires s’impliquent dans la politique interne du pays.

Daniella Jean-Baptiste