octobre 19, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

Nous sommes vos yeux et vos oreilles

Lancement samedi de l’opération « Fèmen Gonaives » à la veille du 1er janvier 2020

3 min read
Partagez cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

 

Jusqu’à samedi matin, le démarrage des travaux de construction de l’imposant stand présidentiel sur la Place d’Armes des Gonaives, pour les festivités du Premier Janvier 2020, n’était pas encore remarquée. Habituellement, selon des sources concordantes, les activités du genre démarrent immédiatement le 26 décembre au lendemain de la Noël.

Gonaives, samedi 28 décembre 2019

–Le président Jovenel Moise qui est arrivé samedi matin dans la zone de Nan Robè, Département du Nord’Ouest, sans communication d’agenda de travail au préalable, devrait à son retour s’arrêter à Kafou Joffre, non loin de la ville des Gonaives, sortie nord vers le Cap-Haïtien.

Le cortège présidentiel qui doit regagner la capitale, en fin d’après-midi, pourrait faire face à des poches de résistance armées et de groupes de manifestants qui ont annoncé le début de l’ « operasyon Fèmen Gonaives« , ont indiqué des utilisateurs de réseaux sociaux s’établissant dans la zone.

Plusieurs organisateurs de rassemblements populaires, avons-nous appris, qui n’entendent pas baisser la garde et en dépit d’une imposante sécurité établie autour du périmètre de la Délégation Départementale où le président compterait s’arrêter en ville (vers ou aux environs de 3:00), s’activent à se regrouper en un seul faisceau pour se faire entendre d’une seule voix. Ils cherchent à exprimer leur mécontentement face à la mauvaise gestion du pays par le régime de Jovenel Moise n’arrivant pas à renouveler à temps les institutions démocratiques du pays, le Parlement en particulier.

On signale également que le président Moise qui, lors de son dernier escale dans la Cité de l’Indépendance, n’avait pas pris le temps pour aller saluer les notables de la ville, notamment le maire des Gonaives et ou l’Evêque du Diocèse, trop pressé pour aller rejoindre ses supporteurs du gang armé présumé de chef Paulda à Descahos, pourrait cette fois-ci se conformer à cette règle la plus élémentaire.
Au milieu des contestations, Jovenel Moise, avant de repartir pour Port-au-Prince, pourrait se retrouver dans une ambiance « rara » que projettent d’organiser des adeptes de sept (7) bandes à pieds, qui seraient payés à hauteur de 100. 000 gourdes chacune, et s’attroupant déjà devant le local de la Délégation Départementale de l’Artibonite.

Toutefois, des riverains joints au téléphone par le journal, ont déclaré « craindre de pires et de regrettables affrontements entre partisans du pouvoir et manifestants réclamant la démission du chef de l’Etat pour des actes de corruption présumés« .
Souhaitons que la guerre de Troie n’aura pas lieu car l’histoire retiendra que c’est par Jovenel Moise que le pire est arrivé en Haïti depuis 1986 après qu’un conflit armé dégénère en guerre fratricide. Et encore moins à quel prix ?

Par
Rezo Nòdwès