octobre 19, 2021

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Au Venezuela , Nicolas Maduro a fait diviser Le camp de Juan Guaido

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Un rival de l’opposant est soupçonné d’avoir été soudoyé pour prendre sa relève à la tête du Parlement.
Le chef de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido, bloqué par les forces de l’ordre alors qu’il tente d’accéder au Parlement, le 5 janvier à Caracas.

Au Venezuela, la rentrée parlementaire était très attendue. Elle a tourné à l’épreuve de force entre le gouvernement de Nicolas Maduro et l’Assemblée nationale, tenue depuis 2015 par l’opposition. « Le gouvernement a voulu prendre le contrôle du Parlement et marginaliser Juan Guaido », résume Félix Seijas, directeur de l’institut Delphos, qui juge « prématuré » d’évaluer les résultats de la stratégie engagée par le pouvoir contre le chef de file de l’opposition.

Ce dimanche 5 janvier, les parlementaires devaient élire leur président pour 2020. Un enjeu de taille : c’est parce qu’il occupait ce poste que Juan Guaido s’est autoproclamé président par intérim du Venezuela le 23 janvier 2019, invoquant la vacance du pouvoir exécutif, ou plus exactement son « usurpation » par Nicolas Maduro. M. Guaido, qui briguait un deuxième mandat à la tête du Parlement pour « poursuivre le combat engagé » et venir à bout du pouvoir chaviste en place depuis vingt ans, se disait sûr d’être reconduit dans ses fonctions. Mais le dirigeant, qui a échoué à chasser Nicolas Maduro du pouvoir, se sait désormais contesté au sein même de son camp.

En fin de matinée, les forces de l’ordre déployées depuis l’aube autour du palais législatif à Caracas freinent l’entrée des députés d’opposition, dont M. Guaido, et des journalistes. Dans l’hémicycle, le tohu-bohu s’installe, les micros ne marchent pas, la séance qui démarre tourne à la foire d’empoigne. Les députés présents sont pour la plupart favorables au gouvernement ou dissidents de l’opposition.

SEME Ernson