mer. Juil 8th, 2020

Coronavirus : le nombre d’infections en Chine a dépassé celui du SRAS

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Coronavirus : le nombre d’infections en Chine a dépassé celui du SRAS

Les autorités sanitaires chinoises ont dénombré, dans un nouveau bilan mercredi, 5 974 cas confirmés de contamination et 132 décès.

Dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital Wuhan Union à Wuhan, dans la province du Hubei, en Chine centrale, le 28 janvier.
Dans le service des maladies infectieuses de l’hôpital Wuhan Union à Wuhan, dans la province du Hubei, en Chine centrale, le 28 janvier. Xiao Yijiu / AP

Le nombre d’infections par le nouveau coronavirus (2019-nCoV) en Chine continentale a dépassé celui de l’épidémie de SRAS (Syndrome respiratoire aigu sévère) dans le pays en 2002-2003, selon les chiffres officiels publiés mercredi 29 janvier.

Les autorités sanitaires chinoises ont dénombré mercredi 5 974 cas confirmés de contamination en Chine continentale, soit plus de 1 400 de plus que la veille, tandis que le bilan s’aggravait à 132 décès. Le SRAS, également un coronavirus, avait pour sa part infecté 5 327 personnes en Chine continentale, et provoqué 349 morts dans le pays. A l’échelle mondiale, selon l’OMS, l’épidémie de SRAS avait fait 774 morts sur 8 096 cas en 2002-2003 avant d’être jugulée.

132 morts du coronavirus au 29 janvier 2020

Ce tableau présente les cas d’infection et les cas mortels de coronavirus dans le monde. Dernière mise à jour le 29/01/2020 à 08 h 14.

  • Jugé moins « puissant » et plus contagieux que ne l’était le SRAS

Apparu à Wuhan (centre de la Chine) en décembre, le nouveau virus, comme le SRAS, se transmet entre humains et se traduit par de graves troubles respiratoires. Ce virus, baptisé 2019-nCoV, et celui du SRAS appartiennent à la même famille des coronavirus, et ont 80 % de similitudes sur le plan génétique.

Le 2019-nCoV est cependant jugé moins « puissant » et plus contagieux. « A ce que nous voyons à présent, cette maladie n’est (…) pas aussi puissante que le SRAS », a déclaré dimanche devant la presse Gao Fu, responsable du Centre chinois de contrôle et prévention des maladies. En revanche, le nouveau virus a une période d’incubation pouvant aller jusqu’à deux semaines et « la contagion est possible durant la période d’incubation », avant même que n’apparaissent des symptômes, « ce qui est aussi très différent du Sras », a noté Ma Xiaowei, patron de la Commission nationale de la Santé (CNS).

  • Les Emirats arabes unis annoncent au moins un cas

Les Emirats arabes unis ont détecté au moins une personne contaminée par le nouveau coronavirus chinois, au sein d’une famille venant de Wuhan, ce qui constitue vraisemblablement le premier cas avéré au Moyen-Orient, a annoncé mercredi le ministère de la santé. « Le ministère de la Santé et de la Prévention a annoncé un cas de nouveau coronavirus affectant une famille provenant de la ville de Wuhan en Chine », a rapporté l’agence officielle WAM. « L’état de santé de ceux qui sont affectés est stable », a-t-elle ajouté, sans préciser le nombre de personnes contaminées par le virus.

  • Un avion avec 200 évacués japonais de Wuhan atterrit à Tokyo

Un avion dépêché par le gouvernement japonais transportant quelque 200 ressortissants nippons évacués de la ville de Wuhan, principal foyer du nouveau coronavirus apparu en Chine, a atterri mercredi matin à Tokyo, a constaté une équipe de l’Agence France-Presse (AFP) sur place. L’appareil s’est posé peu avant 8 h 45 (heure locale, 0 h 45 heure de Paris) à l’aéroport de Tokyo Haneda.

  • Le Canada cherche à rapatrier ses ressortissants en Chine

Le Canada consulte ses alliés et « étudie toutes ses options » pour rapatrier les Canadiens vivant dans la région de Chine frappée par le nouveau coronavirus, a annoncé mardi le ministre des affaires étrangères alors que trois cas ont été détectés dans ce pays.

François-Philippe Champagne a précisé lors d’un point presse que mardi soir que 126 Canadiens vivant dans la région de Wuhan (centre de la Chine), où est apparu le nouveau virus, avaient demandé une assistance consulaire. « Nous consultons nos alliés et nous étudions les différentes options » pour les rapatrier, a-t-il expliqué, au moment où plusieurs pays comme la France, le Japon ou les Etats-Unis accéléraient leurs préparatifs pour secourir une partie de leurs ressortissants piégés dans la métropole de Wuhan. « Soit un pays envoie un avion pour ramener ses citoyens, soit il discute avec d’autres pays pour obtenir des places dans l’avion », a-t-il résumé.

  • La Papouasie-Nouvelle-Guinée fermée aux voyageurs en provenance d’Asie

La Papouasie-Nouvelle-Guinée a annoncé mercredi qu’elle n’accepterait plus sur son sol aucun voyageur étranger en provenance d’Asie, une mesure radicale destinée à empêcher l’arrivée du nouveau coronavirus (2019-nCoV) apparu en Chine, à Wuhan. « Tous les citoyens provenant de ports d’embarquement asiatiques se verront refuser l’entrée sur le territoire à compter d’aujourd’hui », a indiqué le ministère papouasien de l’intérieur dans une note adressée aux compagnies aériennes et aux sociétés de transport maritime. Le ministère annonce en outre que la seule frontière terrestre du pays, avec la province indonésienne de Papouasie, sera fermée jeudi.

Aucun cas du coronavirus n’a été enregistré en Papouasie-Nouvelle-Guinée. Les Papouasiens revenant de pays asiatiques seront placés en quarantaine pendant 14 jours. Le seul point d’entrée ou de sortie du pays sera l’aéroport international de Port Moresby.

  • L’Australie parvient à répliquer un nouveau coronavirus

Des scientifiques en Australie sont parvenus à répliquer en laboratoire le coronavirus apparu en décembre en Chine, dans ce qu’ils décrivent comme un pas en avant crucial dans la lutte contre l’épidémie de pneumonie virale en cours. L’Institut Doherty à Melbourne a annoncé mercredi qu’il avait pu créer un nouveau coronavirus à partir d’un échantillon obtenu d’un patient infecté, pour la première fois hors de Chine. « En obtenant le vrai virus cela signifie que nous avons maintenant la capacité de valider et de vérifier tous nos tests, et d’en comparer les réactions et les sensibilités », a déclaré l’un des responsables de ce laboratoire, Julian Druce. « C’est fondamental pour le diagnostic », a-t-il ajouté.

La Chine était rapidement parvenue à séquencer le génome de ce nouveau coronavirus et à en publier les résultats, permettant aux scientifiques dans le monde de développer de nouveaux outils de diagnostic. Les autorités chinoises n’ont toutefois pas partagé le virus lui-même avec les laboratoires dans le monde, ce que l’institut australien va désormais faire, via l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui a toutefois indiqué de son côté que Pékin avait autorisé la venue en Chine d’experts internationaux pour collaborer avec leurs homologues chinois.

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