octobre 25, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

Nous sommes vos yeux et vos oreilles

Si j’étais un bandit

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Si j’étais un bandit
Avec le peuple je ferais équipe
Pour mieux m’y prendre aux chefs-bandits
Aux élites les plus cyniques et sadiques
Pitié je n’aurais des mercenaires politiques
Les arnaqueurs économiques,
Et non aux plus démunis.

Qui dans la crasse et horreur des ghettos a grandi
N’a pas pour plus grand rêve,
Du moins tant qu’il se laisse manipuler et instrumentaliser
Dans la puanteurs des couloirs du pouvoir,
De devenir un intouchable chef-bandit ?

Si j’étais un bandit
Avec le peuple je ferais équipe
Pour mieux m’y prendre aux élites
Les plus cyniques et sadiques
Pitié je n’aurais des mercenaires politiques et économiques
Point je ne ferais épargne des nantis oligarques,
Qui pour satisfaire leur fantaisie de super-homme
Basculent dans la plus abrupte déshumanisation
Les rêves et aspiration de toute une Nation.

Si j’étais un bandit
Avec le peuple je ferais équipe
Pour mieux m’y prendrais aux élites
Les plus cyniques et sadiques
Pitié je n’aurais des mercenaires politiques et économiques
Point je n’épargnerais les nantis et oligarques
Qui pour satisfaire leur fantaisie de super-homme
Basculent dans la plus abrupte déshumanisation
Les rêves et aspiration de toute une Nation.

Que cela ne soit aucunement à la stupéfaction de personne
Qu’a un certain moment de mes va-et-vient au pays
Que comme un inévitable rendez-vous avec mon destin,
Sous les balles assassines de bandits je tombe,
Sans que j’aie le temps d’avec maman
Ma famille, ma future femme, mes amis
Partager même pas un dernier sourire.

Beaucoup de gens me reprocheront, peut-être
Mon entêtement bien que sans engagement à la fatalité.
D’aucuns iront jusqu’à se demander si je suis un traumatisé ?
Jusqu’à perdre littéralement la tête?
Ou pour être plus gentil si j’ai piqué une crise de folie ?

Cependant, ils n’ont absolument aucune idée
De ce qui du tréfonds du cœur, de l’âme et de l’être
Irrémédiablement me traverse.

Mes angoisses, peines et douleurs,
Ne sont qu’expression de mes colères
De mes frustrations, de mes déceptions,
De mes désillusions, mes désenchantements,
De mes désappointements, de mes révoltes sans récolte.

Dans un éternelle rituel en ritournelle
Cet état de chose elle-même est accablante
Elle fait tourner mon crâne au rythme de l’étourdissement
Jusqu’à pousser naturellement des dents
Non pas pour rire ni éblouir
Mais pour tout dire même au risque de l’évanouissement
En apologie au vomissement.

A yeux de ceux-là qui subissent les horreurs du laisser-aller
Aucun Etat de chaos n’a de justification
Ni aucune velléité de rétablissement de la vérité
Ni de possibilité ni plausibilité d’excuse.

Les marginaux propagandistes en toute furie
Brandissent toute forme d’apologie,
En effet, je sais que tout est une cynique stratégie
Dépourvue d’aucune lueur de civisme
Pour témoigner et plaidoyer en faveur de la démagocratie.

Ainsi l’avènement de l’homo erectus
Se berne par l’homo-sexe-dualité
Quand l’homo sapiens dupe l’homo cultura
A la dégustation de la faim et soif d’un meilleur lendemain
A la cadence de la drogomanie, de la gragomanie
Versus blagomanie sous un air de tragédie.
Du viol et du vol dans leur sublime envol,
On se rassasie de l’incompétence, de la corruption
Dans une spirale de d’inhumanité et de violence.
Tout cela pour le malheur au nom du leurre sur l’heure des ghettos.

Tel un rare oiseau de sort à l’ombre de toute révélation
J’augure et inaugure la nécessite d’une décisive révolution
Où dans la ligne de mire des prédateurs
Nous sommes tous des mangues en état de maturation
Tout en incitant la vérité a sa propre masturbation.
De l’arbre, tel un chasseur de primes
Ils s’adonnent à la vaine et utopique cueillette.
Comme du millet dans le pilon de leur cupidité
Ils s’enorgueillissent à nos de vérité broyer
Et au devoir de justice sans facture achalander.

Ils cherchent à nous boucaner comme du maïs
Nous rôtir et avec patience nous garnir
Un poulet de rondeur en guise d’action de grâce.
L’arbre de la liberté en fin par ses racines repousse
L’heure sonne pour qu’il fleurisse, bourgeonne
Et donne ses fruit au moment opportun
En dépit du clivage des saisons.

Au fond de mon cœur,
Bat le tam-tam de la résolution
En prélude à la révolution.
A te regarder Ayiti mon pays
Ayiti ma patrie,
Ayiti ma plus grande histoire d’amour
Tu me tiens en défie du sentir en devenir.

Les enfants n’ont point d’avenir
Et les adultes aucun souvenir.
Malheur aux sans abri
L’aigle bat ses ailes bourgeoises sur tout le territoire
Car il craint mal finir
Que d’ordure d’hommes politiques
Ayant tous le tic
Dans un puzzle d’intérêts mesquins.

Tel un groupe de salopards
Rejoignez-vous traîtres aux rangs des ennemis de la Nation.
Comme dans une société secrète
La classe moyenne ne fait aucune figure
Tandis que les pauvres et marginalisés
Constituent un seul et même groupe ethnique.

Et notre société tel un mal chronique se refuse à guérir,
Même l’oisillon blesse au creux de son nid s’indigne
Avec la certitude de la phobie de la mort.
Aujourd’hui, que nul n’en prétexte ignorance
C’est l’heure de notre délivrance.
De tout cœur je ne puis m’empêcher de dire
Quelle désolation que de ne m’être livré
Que d’en être au paroxysme de la dureté de cœur.

A cette époque, j’étais au matin de la vie
Pour eux je ne sais plus distinguer véritablement
Entre les plus authentique boissons d’enivrement
La plus ordinaire eau-de-vie en lieu et place du whisky.

L’État de mon pays pour le déshonneur de tous
Est dans sa phase la plus avancée de corruption
Il n’entête qu’à la consécration de son autodestruction
Oh quelle sensation de tressaillement
Face au spectacle du purge des sangsues
Mon sang se déloge de mes artères
En vue de livrer mon ventre frissonnement.

Des vagues impétueuses de frustrations
Dans la consternation et l’indignation me sombrent.
Un océan de passions caresse mes convictions
Qui elles submergent dans des flammes
De désirs irrésistibles de voir poindre à l’horizon,
Telle une étoile filante dans les cieux
Où notre histoire de peuple se dessine
D’une auréole, sa couronne de gloire,
A l’affût d’une lueur d’un lendemain meilleur
A la source du renouveau de l’homme
Et de la femme ayitienne engagés dans le progrès
Et développement endogène et durable
De notre Ayiti Chérie.

Si j’étais un bandit
J’agirais avec de mon métier
L’éthique et la déontologie
Tel un tireur d’élite d’une série tragi-comédie
Où les scènes de conflits réelles sont virtuelles
Et celles de violence et de machination réelles.
En effet, si j’étais un bandit
J’agirais avec de mon métier
L’éthique et la déontologie.

Quand les rues constituent ta vraie demeure
Tes authentiques canaux d’irrigation
Ton spectre de l’âme l’élévation,
Te prostituer, dans le terme toutes les acceptions
Est ta seule obligation, par opposition à l’éducation.

« Great ! » pour imiter nos proxénètes gringos
On aime à avoir en exclamation et d’excitation
Sans aucune autre forme de réclamation
Que de nous laisser nous construire comme nation.

Dès lors, les jeux sont faits mes très chers amis,
Si moi, je n’ai pas fait le choix de devenir un bandit
Cela n’a rien à voir avec la providence,
Ni encore moins la présidence
C’est que tout simplement j’ai cru dans ma transcendance.

Cependant, rien ne justifie le fait d’être un bandit
Qui a tout bout champ, en quête de butin
Comme un putain, à la vue de l’argent
Son véritable orgasme se bande et bondit.

Vous as en main assez de pièces à conviction
Pour faire miroiter dans l’univers de votre conscience
La splendeur de l’intelligence
En dehors de laquelle à mon sens
Il n’y a aucune matière à la grandeur de vos décisions.
Faites-en votre leitmotiv, votre conviction.
Au fait, la vie et la mort ne sont qu’une farce
Mettant face à face les deux faces
D’une seule et même pièce de monnaie.

En dehors de la simplicité, point de grandeur,
Tout comme, hors de la nature, il n’y a point de luxe.
L’ignorance est la source même de l’intelligence,
Et la pauvreté matérielle sans grande philosophie
Constitue le rejet systématique de la richesse spirituelle.
La vraie grandeur ne réside point dans la tête
Mais plutôt dans le cœur
Et l’inverse, est tout aussi vrai.

Si j’étais un bandit
Avec le peuple je ferais équipe
Pour mieux m’y prendre aux élites
Les plus cyniques et sadiques
Pitié je n’aurais des mercenaires politiques et économiques
Point je n’épargnerais les nantis et oligarques
Qui pour satisfaire leur fantaisie de super-homme
Basculent dans la plus abrupte déshumanisation
Les rêves et aspiration de toute une Nation.

09/02/20
Kmi-Lingus