octobre 19, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

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Dans une lettre ouverte publiée par Vatican News le 17 février, une quinzaine d’évêques du monde entier demande au président du Cameroun, Paul Biya, de participer aux pourparlers proposés par la Suisse pour mettre fin aux violences dans le nord-est et le sud-est anglophone du Cameroun.

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« Le Tout Au Pluriel » Magazine socio Culturel

Dans une lettre ouverte publiée par Vatican News le 17 février, une quinzaine d’évêques du monde entier demande au président du Cameroun, Paul Biya, de participer aux pourparlers proposés par la Suisse pour mettre fin aux violences dans le nord-est et le sud-est anglophone du Cameroun.
5 mois après le Grand dialogue national qui était censé apporter des solutions concertées à la crise anglophone, le président Paul Biya est interpellé par une quinzaine d’évêques des différents continents. Ceux-ci lui demandent participer à un nouveau dialogue sous l’égide de la Suisse. « Nous, soussignés, évêques catholiques romains du monde entier, vous écrivons respectueusement pour exhorter votre gouvernement à participer aux pourparlers de paix proposés par la Suisse visant à mettre fin aux violences dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest du Cameroun », peut-on lire dans une lettre adressée au chef de l’État camerounais avec ampliation au pape François et mise en ligne par Vatican News le 17 février.

Ce courrier signé entre autres par Mgr Siegfried Jwara, vicaire apostolique d’Ingwavuma au KwaZulu-Natal, en Afrique du Sud, Mgr Thomas Zinkula évêque du diocèse de Davenport dans l’Iowa, aux États-Unis ou encore l’évêque philippin Jose Cabantan, du diocèse de Malaybalay intervient 24 heures après le massacre, dimanche 16 février, de 22 personnes dont 14 enfants dans un village anglophone du nord-ouest du Cameroun. Cette tuerie et d’autres exactions sont attribuées par l’Ong Human Rights Watch aux séparatistes et aux forces de sécurité qui s’opposent dans la
région.

Dans leur lettre, ces « évêques du monde entier » qui soulignent qu’ils sont impartiaux, s’inquiètent pour les populations civiles, grandes victimes de cette crise anglophone qui sévit depuis 2016.

« Nous sommes motivés par notre inquiétude face aux souffrances des populations civiles non armées, par le souci de la stabilité et la prospérité du Cameroun, expliquent-ils.

Les violences et atrocités commises par toutes les parties en conflit ont contraint 656 000 Camerounais anglophones à quitter leurs foyers, gardés 800 000 enfants hors de l’école (dont 400 000 des écoles catholiques), fait fuir 50 000 personnes au Nigeria, détruit des centaines de villages et fait au moins 2 000 morts ».

Grand Dialogue national
L’épiscopat évoque, par ailleurs le Grand dialogue national organisé du 30 septembre au 4 octobre 2019 pour trouver une solution à la crise anglophone, faisant remarquer qu’il « n’a pas mis fin à la violence ».

Cette rencontre qui avait réuni des nombreux acteurs de la vie sociopolitique du pays dont des évêques camerounais avaient suscité un grand espoir de trouver des solutions concertées à la crise anglophone. Plusieurs recommandations avaient été faites par 8 commissions mais n’ont pas encore été validées le chef de l’État Paul Biya.

La plus importante reste celle sur la décentralisation, un juste milieu entre le centralisme jusque-là reproché à Paul Biya et le fédéralisme exigé par de nombreux habitants des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Après le dialogue national, l’archevêque émérite de Douala, le cardinal Christian Tumi, un de ses principaux acteurs et Mgr Andrew Nkea, ancien évêque de Mamfé (sud-ouest) et actuel archevêque de Bamenda, dans le Nord-Ouest avaient animé en novembre, une caravane pour la paix dont l’objectif était de communiquer les recommandations aux populations anglophones mais également de répertorier leurs attentes pour les porter au gouvernement.

Pourparlers menés par la Suisse comme solution à la crise anglophone
Aux yeux des évêques signataires du texte, « les pourparlers menés par la Suisse offrent un meilleur chemin vers une solution politique appropriée grâce à des négociations inclusives ». « Nous espérons sincèrement que toutes les parties prenantes à ce conflit participeront à ces pourparlers et feront preuve d’un es.
Via Africa (AFP)
Prepare
Par Harry Espoir Michel
Journaliste pdg LTP
espoirharrymichel@gmail.com