ven. Jan 15th, 2021

” Le coronavirus ou la dernière carte de l’Occident… “

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Abstract : Ce texte s’inscrit dans le strict cadre d’une réflexion personnelle face aux doutes et appréhensions de l’auteur vis-à-vis de l’expansion soudain d’un virus venant de nulle part, bien que la tendance est de l’attribuer à Wuhan, une ville chinoise réputée pour détenir l’un des plus grand laboratoires du monde en recherche virologie, menaçant ainsi  l’avenir même de l’humanité.

Le texte offre une vue panoramique des fondements de l’émergence et de l’hégémonie  l’occidentale depuis tantôt 20 siècles aux détriments du reste des civilisations humaines, sur la base de colonisation, d’exploitation, de génocide et de pseudo évangélisation ou de christianisation d’autres peuples, en particulier l’Afrique.

Introduction

Pour être honnête avec vous et surtout envers moi-même, j’avoue qu’il m’a été d’une difficulté extrême et des plus particulières, ne me laissant aucune autre alternative que de multiples tentatives pour donner un titre à cet article.

 Non pas parce que j’étais confus, fourvoyé ou perdu, mais plutôt indécis, pour la simple et bonne raison que j’étais face au dilemme de la quête de  l’assurance  de ce qui allait mieux exprimer ma pensée quant à l’impact que provoquerait tel ou tel titre. En fin de compte j’ai dû opter pour celui ci-avant retenu en lieu et place de « Mauvais perdants », titre initial que j’avais choisi pour la présente réflexion, d’une abondance dépassant la mesure en raison bien sûr de la complexité ainsi que la transversalité du sujet ayant  la particularité d’être très général, en ce sens qu’il met en relief, la géopolitique, l’économie, la culture, la société, entre autres.

Le coronavirus comme stratégie de redéfinition de l’ordre mondial.

 En effet, le coronavirus s’avère entre les mains de l’Occident la dernière carte à jouer en vue du maintien de son hégémonie cupide et génocidaire sur le reste du monde. Oui, l’Occident ce « Mauvais Perdant » incapable de savourer l’échec et la défaite face à « l’Imminence de l’Émergence de l’Afrique » à tous les niveaux, mettant ainsi en péril tout un système d’exploitation et de discrimination à outrance s’épargnant toute velléité négociation, ne serait-ce de son adoucissement, pour rien au monde, sans que les seigneurs de ce monde n’hésitent aucunement la survie de l’humanité elle-même rien que pour sauver la face à la face du monde et garantir leurs intérêts impérialistes et hégémoniques. Maintenant je comprends, le problème ce n’est pas l’Asie ou la Chine à l’avant-garde, sinon l’Afrique. Oui l’Afrique meurtrie, humiliée, dépouillée de toutes ces richesses depuis autour de vingt siècles, au profit de l’enrichissement et la montée en superpuissance de l’Europe et de ces produit dérivées (les Etats-Unis, l’Australie, etc.)

Le complot occidental contre les civilisations noires. Ayiti versus Etats-Unis. La chine et la feinte de victimisation.

 La vérité en apparence met en scène un pseudo litige entre la Chine communiste pourvoyeuse d’autour de 60% du commerce international, en raison du nombre ainsi que de l’offre de main-d’œuvre relativement à bon marché  de sa population de haute qualité à comparer aux pays en voie de développement, ou carrément du Tiers-monde. Pour la vérité et pour l’histoire, il n’y jamais eu torchons qui brulent entre les Etats-Unis et la Chine populaire, en tant que tel.

 C’est une feinte des deux pays pour alimenter les débats dans les medias et pour faire dormir les moins avisés, comme des bébés. Tout rentre dans le cadre de l’ornementation de très mauvais gout de la galerie. Car, il n’y a absolument aucune raison pour que ces alliés se lancent dans l’ironie et la stupidité d’une crise aussi fortuite et de cette envergure, dont a priori, ils seraient les premières grandes victimes, du moins économiquement. Car, l’Occident n’a jamais envisagé la montée d’aucun Etat du monde qui ne soit de sa ligne de pensée et dans ses préférences ethniques.

 A titre d’illustration la création de deux nouveaux Etats dans le concert des Nations, il y a autour de 250 ans, à savoir les Etats-Unis d’Amérique, issus de l’émigration de soi-disant de missionnaires anglais en Amérique pour cause de persécution, et Ayiti, Première République Noir du monde, officiellement reconnue, et deuxième indépendance de l’Amérique, 36 ans après le pays de l’Oncle Sam, transformée en l’enfer sur terre, quelques années plus tard après son érection pour emboiter le pas au pays des merveille d’Alice.

 Il ne fait aucun doute que le second, dès son fondation dans le concert des nations a été victime de trahison et de discrimination des plus poignantes, par le biais d’un complot international, jamais dévoilé véritablement. Bien qu’auparavant négligée par certains pour manque d’évidence, la théorie de la conspiration dans le  cadre de la création du nouveau coronavirus à partir de la manipulation de l’ADN du microorganisme original très peu nocif et transmissible à initialement l’être humain. Il a donc fallu, sa mutation délibérée, pour des raisons qu’à coup sûr on ne nous révèlera jamais pour que nous en arrivions là où nous sommes aujourd’hui ou des pauvres gens meurent de manière innocente, rien que la satisfaction de l’insatiabilité et l’obsession du pouvoir et de la gloire d’un petit groupe.

Comprendra qui voudra ! Car point besoin d’utiliser de lunettes pour se rendre à une telle évidence… Curieusement, pour concrétiser le plan macabre la Chine a prêté le flanc pour l’accomplissement du sale boulot. Car, de toute évidence, l’Europe disons mieux l’Occident,  n’a plus rien à offrir au monde si ce n’est que la prostitution, la drogue, la corruption, la guerre, les ingérence politiques dans les affaires internes des Etats, etc, ce qui va à l’encontre du respect des principes de diversité culturelle et de l’autodétermination des peuples à travers la planète Terre.

 L’Afrique, l’espoir d’un nouvel ordre mondial sans la prépondérance occidentale.

Dans son article « Pierre de Gaétan Njikam, l’homme qui veut réveiller les diasporas africaines » paru dans la section Culture du journal français «  Le Point » Dounia Ben Mohamed met l’accent sur le fait que « L’avenir de l’Afrique se joue aussi avec les Africains de l’extérieur. » En effet, Gaëtan constitue une inspiration sans précédent pour la jeunesse estudiantine camerounaise à Bordeaux ou il occupe le poste de maire adjoint, au nom des études qu’il était venue faire en droit à l’université.

 Il s’est donc taillé une place de choix au sein de la Ville «  en réussissant, au fil des années, à réunir autour de lui les notables de la ville, les intellectuels, les différentes communautés étrangères, les entrepreneurs… dans la plus grande discrétion. Mais avec un idéal : faire converger Bordeaux et l’Afrique. » de quoi en être fier, sans trop lui en vouloir, contrairement aux traditions et pratiques de chez nous descendants africains.

Selon le même journal, sous le titre de «  L’envie d’Afrique de plus en plus forte. » de Marlène Panara, une étude réalisée par Intelcia et le cabinet Innogence Consulting, lors d’une récente enquête révèle le degré d’attractivité des emplois en Afrique sur la diaspora. « Réalisée auprès de 800 personnes, l’étude visait à identifier les motivations et les freins d’un jeune diplômé ou d’un cadre de la diaspora pour travailler en Afrique.

 Et, première information capitale du sondage, les aspirants au retour sont nombreux. Près de 71 % envisagent en effet de repartir travailler sur le continent. Parmi eux, 38 % se disent même prêts à y retourner immédiatement. Le pays d’origine est privilégié, puisque plus de la moitié des sondés ne se voient pas travailler ailleurs. Seulement 15 % sont ouverts à des opportunités venant de tout le continent. »

 Ainsi, sur la base d’une prise de conscience généralisée, par ce déclic du réveil de la diaspora africaine quant à la nécessité et l’impériosité du retour à l’Alma Mater. Et cela fait peur ! Emmanuel Macron lui-même, à maintes reprises en a fait objet dans certaines adresses au peuple français, laquelle opinion est au même titre partagée par le président russe Vladimir Poutine, le développement de l’Afrique comme étant nouvelle destination pour les opportunité économique du futur inquiète. C’était lors du G20 ayant eu lieu le 8 juillet 2019, qu’Emmanuel Macron a fait une déclaration sur l’Afrique. Concernant le développement de l’Afrique il avait déclaré :

 « Quand des pays ont encore aujourd’hui 7 à 8 enfants par femme, vous pouvez décider d’y dépenser des milliards d’euros, vous ne stabiliserez rien. » De  cette déclaration se dessine tout le racisme qu’un chef d’Etat peut éprouver à l’endroit du berceau de l’humanité, sans qu’il ne sache que « L’Afrique ne doit pas rattraper l’Occident mais définir sa propre voie de développement ». Aucun pays qui se respecte n’ose appuyer son projet de développement sur l’aide extérieure ou humanitaire, mais plutôt sur ses potentiels en termes de ressources naturelles et humaines, économiques, techniques et scientifiques. Et cela, de plus en plus l’Afrique le comprend. 

Et cela ne peut se faire bien évidemment qu’à travers de politiques agricoles et de développement endogène et durable lesquelles relèvent directement des Etats, dont le rôle est de garantir la stabilité politique et la qualité des infrastructures en général et en particulier routières et de communication ainsi que la bonne marche des institutions républicaines. Sans quoi aucun développement n’est possible. Car, il n’appartient aucunement aux ONGs  de prendre en charge des secteurs d’activités aussi sensibles. Pour ce faire, il relève du ressort de la société civile de prendre en main son essor,  et dont le rôle en tant que telle est de plaidoyer en faveur de l’amélioration de la bonne gouvernance et la gestion rationnelle et optimale des ressources internes.

 Le défi donc à relever est, d’une part, de libérer l’appareil de l’Etat des affres de la corruption, de l’amateurisme et de l’incompétence et d’autre part, de freiner l’appétit de l’Occident pour contrôler les richesses africaines.

L’émergence de l’Afrique vue par l’Occident. La hantise de repositionnement de l’Europe.

 Qui ne se souvient de cette fameuse phrase de colère du président russe Vladimir Poutine qui eut à rappeler au dirigeants africains que l’Afrique n’est un cimetière, face à leur mépris pour leur propre continent. «Quand un président Africain, un général africain ou un entrepreneur africain devient riche, il envoie son argent et son or en Suisse. Il se rend en France pour un traitement médical. Il investit en Allemagne. Il achète à Dubaï.                      Il consomme des produits chinois. Il prie à Rome ou à la Mecque. Ses enfants étudient en Europe ou au Canada, et prennent tous des nationalités occidentales. Il voyage au Canada, aux États-Unis et en Europe pour le tourisme. S’il meurt, il sera enterré dans son pays natal, l’Afrique. L’Afrique n’est qu’un cimetière pour les Africains. Comment développer un cimetière? Dans cet ordre d’idées, quelqu’un a tenu ces propos : « Tant que les pays colonisés ne se libèrent pas du complexe d’infériorité vis à vis des anciennes colonies, ils ne pourront prétendre à un quelconque développement. Le malheur des peuples africains c’est qu’ils sont dirigés par des élites acquises corps et âme à leurs maîtres européens. Et si quelqu’un ose changer cet ordre des choses, l’intervention est prompte et sanglante. Contre vents et marées, tout cela n’a servi que de catalyseur et de booster à l’émergence de l’économie africaine vue de ses pairs.

 Pour passer de la parole aux œuvres, c’est en ces termes que Poutine s’est adressé aux dirigeants africains lors du premier Forum économique Russie-Afrique, tenu à Sotchi les 23 et 24 octobre 2019 en marge du Sommet Russie-Afrique : « Aujourd’hui, les États africains s’engagent sur la voie du développement socioéconomique et scientifique et technique et jouent un rôle important dans les affaires internationales. Dans le cadre de l’Union africaine, ainsi que de diverses structures régionales et subrégionales du continent, des processus d’intégration mutuellement bénéfiques sont en train d’être mis en place ».

Le réveil et la prise de conscience de la diaspora africaine.

 Ainsi donc, la condition sine qua non est de faciliter le retour des ressortissants au bercail en vue de profiter des expériences et expertises acquises en terre d’exil. « Pour Landry Djimpe, associé chez Innogence Consulting, « tout le narratif sur la croissance économique du continent africain suscite des vocations auprès des jeunes de la diaspora.

Ceux-ci désirent jouer un rôle actif dans l’émergence du continent africain, que ce soit en tant qu’entrepreneur ou, de préférence, au sein d’entreprises africaines ». D’après un autre article intitulée « La fin des expats, l’essor des repats ? » respectivement de Jean-Michel Huet , Astrid de Bérail, Melissa Etoke Eyaye de la section Tribune, autant pour des entreprises européennes qu’africaines, il s’agit désormais de capitaliser sur le potentiel de la diaspora africaine pour mieux réussir en Afrique.

Cet article en profite également pour relater les raisons de l’échec des entreprises étrangères et particulièrement française en Afrique. «  La première raison d’échec des entreprises françaises en Afrique est la sous-estimation du coût de compréhension du marché. » l’article insiste plus loin que « Pour comprendre les marchés africains, les repats (abréviation de « repatriés », par opposition aux « expatriés ») sont en effet particulièrement attractifs.

Ils mêlent légitimité, « intérêt personnel à l’avancement du continent », mais également intelligence émotionnelle, capacité à repérer les tendances de fond et les signaux faibles. » pour ce faire, il s’avère nécessaire de « “S’adapter en interne pour tirer pleinement profit de la diaspora. ” 

 La clé de l’utilisation optimale par les organisations des talents de la diaspora repose sur deux piliers : l’attention, c’est-à-dire la capacité de l’organisation à s’enrichir de compétence et de visions complémentaires, et la masse critique, c’est-à-dire le poids de ces talents aux postes de responsabilité. »

 Tout ceci ne serait pas possible sans le partenariat franc et sincère du trinôme privé-public-coopération externe, via certaine instances internationales comme « Le PNUD s’est emparé de cette idée dès 1977 à travers le programme TOKTEN (Transfer of Knowledge Through Expatriate Nationals) mis en place dans de nombreux pays.

 Le Maroc de son côté a créé un programme attractif de contrats de deux ans ciblant le retour – ponctuel ou définitif – des Marocains de la diaspora. Côté privé, Unilever, avec son « Future Leader Program » ou Canal+ et son « Canal Talent Abroad » encouragent les diplômés africains d’écoles de commerce à retourner en Afrique pour des périodes déterminées. » Une fois tous les sentiers bataillés, l’étude en question admet que « la diaspora reste néanmoins très lucide sur le contenu des missions et les conditions de travail pour lesquelles elle est prête à s’engager ». Et elle est aussi consciente des freins qui subsistent à l’exercice d’une activité professionnelle en Afrique.

 Ainsi, l’idée est de « Faire de son capital humain un allié : ce grand défi de l’Afrique. » tel que formulé  Par Chams Diagne : « À l’horizon 2050, plus de 300 millions de jeunes Africains seront sur le marché du travail.

 Leur insertion est l’un des plus importants challenges que l’Afrique doit relever. Où en est-on aujourd’hui ? ». Il s’agit là d’un projet très ambitieux visant à la mise en valeur des compétences de la diaspora africaine au bénéfice de leur pays d’origine.

 L’auteur continue dans son plaidoyer au retour des expatries africains à la terre natale en insistant sur le fait que : « C’est peu de dire que créer des emplois devra être la principale préoccupation des décideurs politiques et économiques du continent africain à l’horizon des années qui vont nous mener à l’orée de la moitié de ce XXIe siècle.

 D’aucuns louent la formidable croissance démographique de l’Afrique, mais il y a lieu d’être lucide et de comprendre que ce qui apparaît comme un atout peut se retourner et être une bombe. » dans cet ordre d’idée l’Union africaine n’est pas restée bouche bée, «  elle en a pris conscience et l’a inclus dans son agenda 2063 et sur sa feuille de route 2017-2020.

 En effet, face aux grands chantiers dans lesquels sont engagées les sociétés africaines en termes de transformations urbaines, environnementales, industrielles et technologiques, la carence en matière de formation ainsi que les disparités à l’échelle du continent constituent des facteurs de blocage auxquels il va falloir faire face, et très vite. » dans ceci dans l’objectif d’harmonisation des décision à l’échelle panafricaine, avec bien entendu le respect scrupuleux des particularité de chaque région.

Le rôle de l’ascension de Barak Obama dans le réveil africain.

 Depuis il y a de cela une décennie, soit en 2008 les prédictions du réveil de l’Afrique n’étaient pas méconnues du reste du monde et l’article “Le réveil de l’Afrique a commencé” Par Jean-Michel Demetz, en est la preuve concluante.

En effet, interviewé dans le cadre de l’émission RFI-L’Express, autour de l’élection le 4 novembre 2008 de Barak Obama 40e président américain et Premier Noir a accéder a une telle fonction, l’invité de la semaine, Dominique Moïsi, conseiller spécial à l’Institut français des relations internationales (IFRI), en a profité pour faire le point sur le sujet.  A la question de Jean-Michel  : « Y a-t-il depuis le 4 novembre une géopolitique de la fierté qui relierait entre eux les Noirs de la planète? », Dominique rétorque : « Oui. Le peuple noir est, de tous les peuples de la planète, celui qui a le plus souffert de l’intolérance et des préjugés.

 Se retrouver avec un pré- sident des Etats-Unis qui évoque ses racines par la simple couleur de sa peau, c’est immédiatement éprouver une sorte de revanche sur le sentiment de l’humiliation. » Bien que nous savons tous la fin de l’histoire. Les deux mandats d’Obama n’ont ajouté d’un iota aucune valeur ni considération, ni aux « Blacks Americans », ni encore moins aux noirs du monde entier.

De surcroit, le 1e président noir américain n’a même pas eu le courage ni la délicatesse de visiter la Première République Noire du monde, à savoir Ayiti, a moins d’une centaines de kilomètres de la Floride. 

 Le projet ambition de Mouammar Kadhafi « la création de l’Union Africaine (UA) »

Il est donc clair que l’idée de résurgence de la race noire aux timon des affaire du monde effraie et fait peur d’une peur bleue.  Surtout avec l’invitation de ralliement de l’Afrique en vue de la création de l’Union Africaine (UA) ou les Etats-Unis d’Afrique (EUA) prônée par le feu président libyen le colonel Mouammar Kadhafi , ce qui lui a d’ailleurs valu sa vie. En effet, comme l’a si bien fait remarquer  Philippe Bernard du quotidien français Le Monde, Kadhafi avait énergiquement prôné la création d’Etats-Unis d’Afrique”. « L’idée panafricaine avait présidé à la création, en 1963, juste après les indépendances, de l’Organisation de l’unité africaine (OUA), transformée en Union africaine en 2002. 

  « En effet, le grand réveil de l’Afrique est une évidence, comme en témoigne la couverture de l’hebdomadaire Le Point du jeudi 20 mars 2014. Numéro dans lequel, journal a  consacré tout un dossier spécial au continent noir tout en profitant de l’occasion pour annoncer le lancement d’un site sur le sujet à savoir  (www.lepointafrique.fr), « qui dira tout de ce chantier fascinant et de ses acteurs ». car, jusqu’alors, il était question de cette Afrique qui gagne uniquement dans les livres écrits par des experts, les revues spécialisées  ou les colloques.

Désormais, le grand basculement historique que représente l’arrivée de l’Afrique dans la mondialisation est connu de tous, excepté peut-être de la France et de l’Europe qui ne comprennent pas que les pays africains sont en train de connaître une deuxième indépendance, l’indépendance économique. »

 Maintenant bien, la grande question que tout le monde se pose, c’est quoi l’Organisation de l’Union Africaine ? Quels en sont les objectifs ? Le mode opératoire ? Les lignes d’actions ? Les stratégies d’intervention, etc. ?

 C’est en effet à Accra (Ghana), que les chefs d’État et de gouvernement de 53 pays de l’Union africaine (UA), s’étaient réunis en sommet du 1er au 3 juillet pour débattre de la question de la construction d'”Etats-Unis d’Afrique”.

 L’idée panafricaine est aujourd’hui était portée principalement par le “guide” libyen Mouammar Kadhafi, qui s’était sans doute bien vue à la tête du continent.

Peut-être dans une perspective d’une montée en puissance de la civilisation noire comme aux temps de l’Egypte Antique avec les Pharaons pour ainsi freiner hégémonie occidentale ou tout simplement la quête de satisfaction autocratique ?

 Ça on l’ignore tous ! Car le leader charismatique a été sauvagement et lâchement assigné par l’armée 

“Nous sommes des hommes libres. L’Afrique est la propriété des Africains”, avait proclamé Kadhafi, le 27 juin à Abidjan (Côte d’Ivoire), en appelant à la constitution d'”un seul gouvernement africain, (d’)une seule armée d’un effectif de 2 millions de soldats, (d’)une seule monnaie”, afin de “résister à l’Occident”. 

 Il ne fait aucun doute que « Mouammar Kadhafi en bon visionnaire demeure l’une des figures emblématique du panafricanisme lequel fut réduit au silence par ses bourreaux laissant derrière lui les caresses oniriques  d’une Afrique autonome et souveraine dont l’unique porte de sortie des gouffres de la pauvreté et du sous-développement c’est de se défaire de  l’ingérence occidentale. Sept ans après son odieux assassinat, l’Union Africaine via de multiple reformes et initiatives s’attelle à donner un nouveau visage à l’Afrique plus que jamais appelée à unir ses forces pour assurer son destin. » Rédigée en mars 1963, la charte de l’Organisation de l’Unité Africaine, a prôné la création des  » Etats-Unis d’Afrique  » dans l’objectif que l’Afrique  dévonienne une puissance mondiale redoutable.

 De quoi en faire peur à l’Occident ! Ainsi, l’éliminer avant de perdre le contrôle total de l’Afrique à partir de 2014 voici toute la raison qui guida la France, les États-Unis, la Grande Bretagne et leurs alliés dans leur campagne contre Kadhafi. Monnaie, fond monétaire africain, banque centrale africaine, télécommunications, transports, États-Unis d’Afrique… Muammar Kadhafi avait ingénieusement tout planifié, se fixant comme délai l’année 2014 pour la création de la banque centrale, le fond monétaire et bien d’autres encore pour affranchir le continent noir après un demi-siècle d’indépendance aux allures de parole suivie d’aucun acte ou de « gouverner sans régner ».

 Après avoir émis l’idée en 2000 lors du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine(OUA) à Lomé de concrétiser le rêve de Kwame Nkrumah et de Cheikh Anta Diop, et obtenu la création de l’Union Africaine (UA) quelques années plus tard, le guide libyen pousse le bouchon plus loin avec le projet de  lancement dans l’espace de satellite africain et Afriqiya : Deux idées concrètes pour l’unité. Ainsi donc, des 2014, ç’aurait été la fin de l’hégémonie occidentale en Afrique.

 De quoi rendre furieux ceux-là qui jusque-là se croyaient les maitres du mondes, sans la moindre velléité de remise en question de la part de qui que ce soit.

 La décadence de l’empire occidental. Echec difficile à accepter par les plus zélés.

La marche vers la décadence de l’Occident était irréversible et malgré l’assassinat du guide libyen, continue à l’être, non pas sans alerte. De même que pour se débarrasser de son chien on l’accuse de rage, tous les chemins mènent à Rome, il faut à tout prix empêcher aux noirs de reprendre le contrôle du monde, l’Occident n’a pas ce courage.

De même qu’ils ont tout fait pour blanchir l’Egypte, car une si brillante civilisation ne pouvait être noire. D’où les épisodes macabres de pillages et d’agression contre la plus avancées et la plus sublime civilisation qu’ait connu l’humanité.

 L’état de pauvreté et de sous-développement d’Ayiti, sans jamais pouvoir se construire comme un Etat-nation, en constitue une preuve flagrante sous la domination des Etait-Unis d’Amérique et de l’Europe du haut de son trône impérialiste depuis plus d’un siècle.

 L’un des meilleurs diagnostics jamais avant dressé autour de la fin de l’hégémonie occidentale est celui de Jean-Sylvestre Mongrenier « Quand le spectre de la décadence hante l’Occident. » paru dans la rubrique internationale du journal en linge Atlantico le 25 janvier 2019. « Au vrai, la situation dans bien d’autres pays européens n’est guère plus favorable, surtout si l’on considère les choses sur les plans démographique, culturel et identitaire. Pressée sur ses frontières orientales et méridionales, l’Europe est menacée de désagrégation interne, chacun tirant à hue et à dia.

 Légataires universels des pouvoirs de l’Ancien Occident, les Etats-Unis eux-mêmes semblent vouloir renoncer au sceptre mondial. Déclin, voire décadence?

La phénoménologie imposant le retour aux choses, cette question ne doit plus être éludée. »

La grande question reste à savoir s’il faut parler de Déclin ou décadence ?

Pour répéter Jean-Sylvestre, il est donc un fait indéniable que «  l’Occident est le lieu d’une profond « malaise dans la civilisation », en raison bien sûr de tous les torts infligés au monde : colonialisme, néo-colonialisme, le capitalisme, l’exploitation à outrance, génocides, l’impérialisme, ingérence dans les politiques internes des pays, destruction d’Etat souverains, fabrication d’armes à destruction massive et biologiques, la dégradation de l’environnement, la pollution,  l’ethnocentrisme, le racisme, les inégalités et injustices sociale, la pseudo suprématie raciale, l’homophilie, la drogue, la prostitution, la corruption, la religion, les disjonctions sociales, etc. Occident, mauvais perdant.

 L’erreur la plus grossière qu’a commise l’Occident reste et demeure, même pas celle d’avoir amenée l’esclavage dans les monde, mais plutôt de se croire supérieur aux peuples, et par voie de conséquence leur civilisation.

 Comme le soutient l’auteur dans le développement de ses idée « toute grande civilisation s’éprouve comme supérieure aux autres constellations socioculturelles et se considère comme universelle. 

 Ainsi prétend-elle actualiser au plus haut niveau les virtualités de l’espèce humaine.

Les tardifs « Modernes » crieront à l’ethnocentrisme mais, des plus réduits aux plus larges, les groupes humains ont leur optique propre ; si cette « vue-du-monde » n’est pas valable en dehors des groupes qui en usent, elle n’est pas réfutable à l’intérieur de ces groupes. Ajoutons que c’est une condition sine qua non de la diversité des cultures célébrée par ailleurs.  

 Chaque civilisation a donc sa propre hiérarchie des valeurs, avec ses antagonismes et ses tensions internes (le « polythéisme des valeurs » de Max Weber).

Entre ces systèmes de valeurs, les conflits sont irréductibles, et les compromis difficiles à perpétuer. Historiquement, l’Europe est la matrice de l’Occident, défini comme ensemble de valeurs communes ou « choses vécues » par  ses peuples.

 Selon Roger Bastide, l’Occident est une « civilisation de la personne ». L’homme y est défini comme un être moralement libre.

Les implications de cette anthropologie sont déjà perçues dans la civilisation gréco-romaine, et la conception d’un Dieu personnel et rédempteur a pleinement actualisé cette vision de l’homme. »

En effet, tous les faits portent à croire que l’Occident, après avoir atteint l’apogée de la civilisation qu’il a lui-même orchestrée et prônée sur la base de la production massive pour satisfaire l’économie de marché et de consommation, la profanation des valeurs culturelles, de la morale et de la spiritualité au nom desquelles ils se sont eux-mêmes construits quand le besoin se faisait sentir et étaient de mise. Dans Le Déclin de l’Occident (Der Untergang des Abendlandes, ) essai en allemand publié en 1918 (pour la première partie) et 1922 (pour la seconde) par Oswald Spengler.

 L’auteur y développe une synthèse historique qui rassemble tout à la fois l’économie politique et la politique,les sciences  et les mathématiques, les arts plastiques et la musique.

 Cet ouvrage se présente comme une application aux phénomènes culturels de la méthode morphologique qu’avait élaborée Goethe pour les sciences naturelles et qui consiste dans le fait de dériver les phénomènes à partir d’un « phénomène primitif unique ». 

Quelle est l’alternative pour l’Occident ?

 Parce que justement la nature a horreur du vide, ainsi donc, face à ce vide qu’un siècle d’hégémonie et d’impérialisme que même au nom de l’ingérence de la plus terrifiante superpuissance américaine que l’humanité n’ait connu depuis la Rome Antique, il s’avère donc impérieux de combler ce vide de leadership et d’alternative économique du a l’échec flagrant du capitalisme très longtemps à bout de souffle.

 En effet, l’Occident le sait bien, on que fait qu’essayer de ralentir l’inévitable, à savoir l’émergence de l’Afrique, puisqu’aucun pays de l’Europe ne soit en mesure de prendre la relève, ni non plus d’Asie et encore moins du Proche-Orient, pour la bonne et simple raison de l’effondrement des fondements mêmes du système favorisant l’exploitation outrancière, la déshumanisation, l’ingérence politique, la corruption, la pollution de l’environnement, la drogue mettant les Etats du monde dans une situation inconfortable de mépris systématique et de rejet littéral de l’essence humaine.

 Et pour renverser cet état de  fait, l’Afrique est la mieux placée, et ‘est à juste titre la ou le bât blesse, car l’Europe en particulier et l’Occident, en général, n’ont jamais perçu être détrônés par quiconque et encore moins par l’Afrique, de même qu’ils n’ont jamais accepté que la plus grande et la plus avancée civilisation humaine de tous les temps reste et demeure celle de l’Egypte Antique.

 Et dans cet ordre d’idées les africains via sa diaspora a vite compris la nécessité de vaincre la malédiction des matières premières, non seule par le biais de la mise en place d’une économie africaine organisée et partagée mais également en éviter le gaspillage et sa privation aux populations locales au profit des nantis du Nord.

 Pour ce faire, il faut redéfinir les règles du jeu et ainsi de plus en plus se frayer à a tout prix une place de choix dans le concert des nations.

« Les matières premières participent, de façon prépondérante, au « grand réveil » de l’Afrique et à son développement économique, en particulier dans les sept pays qui a l’horizon 2014 et 2015, devait accuser un taux de croissance supérieur à 7 % : Libéria, 7 % ; Mozambique, 7,2 % ; Zambie, 7,4 % ; Ghana et RDC, 8,9 % ; Côte d’Ivoire, 9 % ; Sierra Leone 9,5 %. Ces chiffres sont donnés par les Nations unies dans « Situation et perspective de l’économie mondiale ».

 Or, si l’Asie a su créer une véritable industrie locale de transformation des matières premières, l’Afrique est, dans ce domaine, très en retard.

Il est donc urgent que se développe sur le continent noir une industrie locale de transformation. »

 L’Afrique c’est l’avenir, car elle est imbattable par quiconque tant l’Europe que l’Asie, le Proche-Orient ou l’Australie, a tous les niveaux pour des raisons multiples et variées qu’il s’agit d’étendue territoriale, de la jeunesse de la population, des ressources naturelles, souterraines et agricole.

 Pour en tirer véritablement profit « cela passe par une industrialisation massive de l’Afrique, afin de transformer localement les matières premières dont elle dispose.

 Le président ivoirien Alassane Ouattara a d’ailleurs insisté, lors de ce forum, sur l’urgence qu’il y a à développer une industrie locale de transformation.

 Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique, Carlos Lopes, considère que l’industrialisation du continent est une nécessité absolue, parfaitement réalisable, si l’Afrique veut maîtriser, de façon durable, son développement économique et social.

 Après avoir bâti sa fortune dans les télécoms, le milliardaire anglo-soudanais Mo Ibrahim se consacre aujourd’hui au grand réveil politique et économique du continent.

 Il considère que « l’Afrique pourrait devenir l’usine du monde ».

L’Éthiopie est en train de devenir l’Eldorado des manufacturiers chinois ou turcs pour le textile et le cuir.

 La Chine étant devenue moins compétitive, Huajian, une entreprise chinoise, commence à délocaliser sa production de chaussures en Éthiopie en installant, dans la banlieue d’Addis-Abeba, une usine de 3 000 ouvriers. »

 Conclusion

Fort de cette situation de désespoir de l’Occident perdant pied et territoire de plus en plus en Afrique, à cause du réveil et la conscientisation progressive et irréversible de la diaspora africaine dispersée un peu partout à travers lesdits pays développés ou du premier monde.

 Ainsi donc, comme freiner voire renverser un tel état de chose, sans causer trop grandes suspicion, de frustrations et de consternation ?

 La guerre biologique dont aucun pays dit sous-développés en a la tradition et naïvement se présent comme étant l’occasion à ne pas rater pour rester économique et politiquement en vie à l’échelle géopolitique.

 Leur cynisme et sadisme ne les ont conduits nulle part d’autre qu’a la création d’un petit virus invisible dans l’objectif de résoudre le problème de l’imminence de l’émergence de l’Afrique.

 C’est tout comme dans une partie de carte ou de domino, quand on se rend compte qu’on va perdre coute que coute, ils préfèrent se livrer à l’accrochage et au bagarre. En conclusion, s’il y a à perdre, nous perdrons tous, faisant ainsi d’eux, l’Occident de mauvais perdant.

 Le coronavirus reste et demeure un complot entre les seigneurs du monde et leurs acolytes,  la dernière carte de l’Occident.

Comprendra qui voudra !  

 

20/04/20 20

Kmi-Lingus

 

Référence bibliographique

https://www.lepoint.fr/economie/faire-de-son-capital-humain-un-allie-ce-grand-defi-de-l-afrique-11-07-2018-2235425_28.php

https://www.lemonde.fr/afrique/article/2007/07/03/mouammar-kadhafi-prone-la-creation-d-etats-unis-d-afrique_930883_3212.html

https://afric.online/fr/2565-khadafi-07-ans-apres-son-assassinat-que-devient-son-grand-projet-des-etats-unis-dafrique/

https://www.atlantico.fr/decryptage/3564458/quand-le-spectre-de-la-decadence-hante-l-occident-jean-sylvestre-mongrenier

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Tous droits réservés,26  Avril 2020.

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