octobre 25, 2021

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Cela me fait une drôle de sensation, comme sous les effets d’impitoyables chatouillements de réaliser à quel point ceux-là qui se livrent au rude labeur de l’écrire de s’offrir en holocauste à nos curiosités de dégustation de l’œuvre littéraire dépourvu de son essence en dehors de l’acte sublime du lire ceux-là, au point tel de complaisance dans leur posture d’écrivains.

Oui écrivain, un concept pour lequel j’ai une faiblesse particulière et accrue, du moins dans sa correspondance ou équivalence en français, qui a un certain égard en fait les frais de la perfection de l’idée évoquant ainsi toute tentative réflexive de l’écriture « futile » et désintéressé, c’est-à-dire « le fait pour quelqu’un qui aime écrire en vain», dans le seul but de décrire ses sentiments, son état d’âme ou psychique par la mise à nue de ses pensées, ses perceptions, ses opinions, ses réflexions, ses commentaires ou ses visions du monde, par la plénitude de leur expression et confession de foi, de croyances et de convictions, du plus subtil au plus inutile, selon le cas à travers l’acte subtil, labyrinthique et sublime de l’écriture, soit pour « se désennuyer » même au prix de se mentir soi-même ou par extension aux autres.

Dans cette optique, certains auteurs, ou disons plutôt certains écrivains, naviguent dans des eaux troubles et inconnues tombant dans leur propre piège de verser en plein cintre d’un rituel fatidique s’excusant de l’empressement de la quête farouche du prédire « ridicule » ou même d’interrogation méditative autour de sa propre existence au risque de se contredire par l’obstination à agir de manière réfléchie à travers la spontanéité suggestive la plus remarquable.

Le fait que la plupart du temps s’exprimer par le biais de l’écriture est un acte délibérément incontenable servant de posture et d’appas pas si facile à capturer ni non plus à se priver de son habitat naturel l’inspiration en proie avec le moi, face au dilemme de l’auto-thérapie.

Une telle imposition ne peut que renouer avec l’idée de nous convertir en notre propre psychothérapeute en devenir en vue de l’exploration aveugle de notre univers intérieur à la recherche de notre propre découverte et conquête pour mieux s’étendre plus tard aux autres. Quand soudain nos souvenirs esquivent toute l’impulsion à la rumeur qui oscille dans un univers de soupirs, chuchotements et gémissements satiriques avec respect ou sans respect vis-à-vis drame humain.

Par conséquent, à chacun sa propre vision du monde et sa propre façon d’accueillir ou de rejeter un même état de chose par la fuite ou l’acceptation de ce qui peut sembler la meilleure part pour certains ou le pire pour d’autres, laissant de plus en plus grandir à volonté l’aveuglement de la recherche de l’équilibre de son propre univers par la seule motivation du sentir immuable, sacré et incontrôlable de liberté. Bien sûr, au-delà de tout élan au sensationnalisme.

Je m’en souviens bien, c’est comme si c’était hier, un ami à moi eut à dire il y a longtemps: « La folie est la plus grande science du monde. » Dès lors, sans qu’au grand j’aimais il ne s’en fusse rendu compte, j’ai pris possession de cette pensée des plus atypiques cependant si authentique, hors norme et de confort philosophique.

Au fait, une telle démarche ne pouvait que sous-entendre que la folie nullement le monopole des fous. Chacun de nous en a sa part ainsi que son moment de prédilection, au-delà de toute redondance ou d’ambivalence. Il s’agit d’une dimension jusque-là méconnue ou mal comprise par des gens supposément sensés. On ne trouverait donc de l’autre côté de la barque avec une sorte de mesquinerie de la perception humaine de la vie, bien que considérée comme atypique et anormale.

De là, même les plus réfléchis peuvent, selon leur caprice ou consciemment, transformer leur propre expérience en leitmotiv quotidien, avec la possibilité de s’atteler ou non à l’affut à l’initiative de reconquérir leur propre univers dans l’espoir d’en explorer d’autres loin d’être les leurs. L’exploration de la galaxie à laquelle appartiennent les penseurs et les écrivains, aussi controversée soit-elle, par le fait de m’y verser sans équivoque ni réserve m’a permis de comprendre et conclure, même au risque de me tromper, mais de bonne foi, que le plus grand psychanalyste est celui qui ne fait aucunement épargne en matière d’économie humaine, mais plutôt s’y investit à fond.

Ce cycle peu habituel d’économie s’avère donc celle de chacun via la mise en perspective au bénéfice de l’humanité, sans aucun prétexte de basculage dans les préjugé. C’est donc à ce moment exclusif que nous devenons, indépendamment de notre volonté des évangélistes-prophètes à notre manière, peu importe à quel point notre discours puisse apparenter en différence aux sermons religiosités et particulièrement chrétiens, sans pour autant avoir à recourir aux écritures apocryphes étoffées de laïcité, peut-être inutile pour s’excuser de la gnose ou des épigraphes.

Utilisés ahu et à dia depuis environ 2000 ans dans une perspective d’intimidation et/ou de manipulation, au profit de ceux qui, apparemment, s’écartent des peuples à tendance à la fois déique et déicide, condition sine qua non appelée à nous mettre sur la voie du dépassement, non seulement par rapport à nous-mêmes, mais aussi des sentiers abruptes, des lieux communs et des caricatures de la sagesse qui nous amène à souligner la délicatesse du bon sens, de la cohérence et de l’intelligence.

Somme toute, une telle approche ne peut que passer au prime abord du scepticisme de la pensée introspective à ce qu’on pourrait appeler la psychanalyse littéraire externe, plus que toute autre chose. Tout cela à travers un sentiment d’auto-transcendance et un plus grand désintérêt! Et cela se résume à rien de plus et rien de plus ni de moins que de faire de l’art pour l’art, comme au XVIIe siècle, la religion, la science et la politique pour le véritable salut de l’humanité.

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