octobre 28, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

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Mon dernier texte qui, de prétention, se voulait une invitation à la réflexion citoyenne, m’aura valu un rappel à l’ordre de ceux qui se présentent comme les érudits du droit. Ils m’ont même fait croire que je n’ai rien compris de ce que je prétends avoir lu.

Mieux encore, pour me convaincre de ma bêtise, certains se sont livrés à des démonstrations de savoir, d’interprétations, de traductions et, ont très certainement plus cherché à mettre en valeur leur parcours universitaire que leur capacité à comprendre l’objet du texte lui-même.
Si, comme Cyrano, j’ai des fourmis dans ma plume, rassurez-vous je m’abstiendrai de les suivre sur cette voie. Je soulignerai à leur attention que si le précepte « Nul n’est censé ignorer la loi » est juste, il eut fallu que ces lois soient rédigées de sorte que le simple citoyen les comprenne.

Je m’en voudrais d’omettre de saluer la sagesse du Président de la République, monsieur Jovenel Moïse et le respect que nous a témoigné son Premier Ministre, monsieur Joseph Jouthe en reportant la mise en application du nouveau code en attendant que les irritants y soient enlevés au bénéfice de la société haïtienne.

Je me permettrai ici de suggérer à l’exécutif une campagne de sensibilisation pour crédibiliser la carte d’identification Nationale, pièce essentielle pour la gestion cohérente de la population et le remplacement des sanctions par des incitations à l’enregistrement.

Quoique l’on dise ou que l’on fasse, qu’importe où l’on se situe, opposition radicale ou modérée, gouvernement, société civile, citoyen d’ici ou d’ailleurs, il y aura toujours des mécontents, des insatisfaits et des inconditionnels de la théorie du complot.

En cette université de la contestation, nous nous sommes prouvés surdoués et réunissons toutes les conditions pour la tenue du spectacle de la tragédie de nos errances. Si nous ne nous accordons pas sur ce nécessaire projet pays, nous resterons condamner à subir les conséquences de nos désaccords inutiles.
« L’heure est grave ! » disent les septiques
« Il est trop tard ! » avancent les défaitistes
« C’est assez ! » scandent les « révolutionnistes »
L’occasion est pourtant inespérée et l’opportunité réelle, puisqu’en fin de compte, nous sommes unanimement conscients du mal être collectif et des méfaits de l’institutionnalisation de la corruption, de la médiocrité. Et à ce ressenti, y adhèrent même les responsables de cette situation. Alors, ne serait-ce pas l’occasion rêvée de tout chambarder pour reconstruire sur d’autres bases ?

Aucun traitement ne sera suivi de succès sans la participation active, au traitement prescrit, du malade lui-même. De ce fait, la seule question à laquelle nous devrions répondre aujourd’hui est : « Voulons-nous guérir ? »
Si oui, prêtons-nous aux analyses et examens, facilitons les diagnostics et plus que tout, préparons-nous à accepter les souffrances inhérentes au traitement.

ECRIT PAR/
Ashley Laraque

Le 08 juillet 2020
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