octobre 28, 2021

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Une lettre tardive à ma grande sœur, l’épouse du Prince malin, et à sa science athée

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Pour mieux saisir et comprendre !

Une lettre tardive à ma grande sœur, l’épouse du Prince malin, et à sa science athée

Faut – il d’abord se présenter pour respecter un point de notre ancrage social.

Bonjour, bonsoir !

Je suis la femme principale du Prince de la vie, l’une des suscitées pour accueillir, nourrir et bercer des anges dont j’étais confiée la lourde responsibilité de faciliter l’adaptation, et cela selon les 10 grands principes universels de l’humanité, mors de toute âme, les 10 commandements. Agée de plus de 2 siècles, je suis pourtant à ma première phase de conception, vu que les filles et fils auxquels je donne naissance se vendent aux plus offrants d’entre ceux de mes sœurs. Aujourd’hui, me voici, nue, sans vêtements, devant tout le monde, au grand plaisir des adultérins, enfants ennemis, acquis sous le poids de mon adultère, de ma prostitution avec l’ami – ennemi de mon doux mari.

Mon affectueux Prince de la vie m’a épousée même avant mon premier jour de naissance, il y a longtemps déjà. J’étais vierge, mais très voluptueuse. J’étais éprise des tendres mots d’un autre roi et de son fils, quoiqu’ils aient été déjà engagés avec ma richissime grande sœur. Cette dernière devient furieuse contre moi, et depuis l’hors, n’exprime que du dégout lorsqu’elle entend citer mon nom. Donc, jeune et innocente, j’ai appris ce qu’est la jalousie d’une femme amoureuse, peu importe le lien tissé. Aucune pitié ni humanité…

Ma grande sœur devient un jardin fleuri de toutes roses, planté de tout arbre fruitier ; sur ces arbres chantent tous les oiseaux, même le chien devient l’ami du chat, etc. Pourtant, pour moi, les fleurs se fanent, les abeilles ne peuvent donc plus butiner ; chez moi, même les agneaux se sont montés les uns contre les autres. Qui pis est, tiraillée de la méchanceté de mes nièces et neveux, je deviens une femme opprobe, si humiliée que mes partenaires d’adultère et leurs filles et fils m’ont tous viré le dos.

Quelles déception et leçon amères !

Aujourd’hui, j’ai appris de ma volupté, je repends des œuvres insensées de ma jeunesse, et adresse mes sincères déceptions à mon doux Prince, le premier à me faire vivre ce qu’était l’amour. Patient et tendre, il n’était pas pressé ; il voulait attendre le jour de notre union officielle, mais moi, dans mon désir ardent de bruler les étapes, j’ai perdu ma virginité avec le mari de ma grande sœur. Sans pitié, j’ai été traitée, malgré mes innocence et inconscience. Heureusement, ces dernières furent considérées et récompensées.

Autant trahie et humiliée que récompensée, je suis dorénavant reconsidérée en secondes noces pour remplir une mission enviable qui attisera encore la jalousie de ma grande sœur et de sa sagesse qui l’a délirée. J’ai été confiée l’ordre de la juger, de la condamner pour avoir été étourdie de sa science athée par laquelle elle a corrompu toute l’humanité.

Ah, la science !
Combien corrompue et contaminée es – tu !

J’étais là quand tu as été engendrée, et c’était pour faciliter la vie sur terre. Sincère étais – tu au premier stade de ta gestation embryonnaire, mais les âmes animales, inconscientes de l’idéal de leur incarnation, t’ont contaminée de leur sédition célestoterrestre. Au lieu de faire naître des ingénieurs s’attelant à comprendre l’œuvre de l’Architecte, tu as pourtant accouché des rebelles, dont le seul but est plutôt de la nier, encore plus de rejeter le Grand Maître d’œuvres. Donc, tout comme moi, tu as été désorientée et utilisée contre ton bien – être spirituel. En conséquence, je te demande de te recadrer, de bannir en toi tout sophisme des radoteurs, ces savants – ignotants, et cela pour parvenir au faîte de ton destin.

Tu vois, je suis à la porte, je frappe ; mon mari et moi prendrons compte de ton arrogance de te vanter riche, de te dire suffisante. Tu as utilisé la science contre son but divin ; aujourd’hui, tu finances tous ses délires, jusqu’à conclure que l’Architecte n’y a jamais été, et qu’il revient aux ingénieurs de tout expliquer. Mais, malgré tout, nous sommes à la porte et nous frappons. Sois logique ou raisonnable, reviens et ouvre – nous ! N’oublie pas d’y ramener la science que tu as corrompue, la rebelle !

Sous le regard dorénavant scrutateur de ta petite sœur, sans orgueil ni rancune.

Haïti

Haïti : Solèy tout nasyon
Kapital politik ak espirityèl mond lan

Evintz BRILLANT
15 octobre 2020
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