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LA Mise En Accusation de Donald Trump fracture le parti républicain.

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LA Mise En Accusation de Donald Trump fracture le parti républicain.

LA rédaction de Ltp/
Paris Match |
Kahina Sekkai

Donald TrumpDonald Trump à Harlingen, au Texas, le 12 janvier 2021.
Carlos Barria / Reuters
Avec sa probable deuxième mise en accusation, Donald Trump entre dans l’Histoire. Certains républicains y voient une façon de reprendre la main sur leur parti, «trumpisé» depuis 2016.

Certains sont discrets, d’autres plus clairs mais une certitude : plusieurs élus républicains voteront en faveur de la mise en accusation («impeachment») de Donald Trump, ce mercredi. Liz Cheney, élue du Wyoming et fille de l’ancien vice-président de George W. Bush, a fermement condamné le milliardaire, l’accusant d’avoir «convoqué cette foule, rassemblé cette foule et mis le feu» avec l’invasion du Capitole par ses partisans, il y a tout juste une semaine : «Tout ce qui a suivi est de son fait. Rien ne serait arrivé sans le président», a-t-elle écrit dans un communiqué, rappelant qu’il «aurait pu intervenir immédiatement et avec force pour mettre fin aux violences». Elle votera en faveur de la mise en accusation de Donald Trump pour «incitation à la violence contre le gouvernement des Etats-Unis», selon la charge retenue par les démocrates. Elle sera jointe par Adam Kinzinger, élu de l’Illinois, John Katko, élu de New York, Fred Upton, élu du Michigan, et Jaime Herrera Beutler, élu de Washington. Signe de l’affaiblissement du soutien en faveur du président sortant, Kevin McCarthy, le patron des élus républicains de la Chambre, n’a pas donné d’ordre général pour s’opposer à cette mise en accusation, contrairement à celle de décembre 2019, combattue avec acharnement.

Parmi les sénateurs, les langues se délient également. Lisa Murkowski, sénatrice de l’Alaska qui a fréquemment critiqué Donald Trump ces quatre dernières années -sans pour autant voter sa destitution- a affirmé qu’elle voulait désormais sa démission : «Il a fait assez de dégâts», a-t-elle estimé auprès de l’«Anchorage Daily News». Le sénateur de Pennsylvanie Pat Toomey, tout en ne sachant pas si cette mise en accusation serait bien utile «un ou deux ou trois jours avant qu’il parte», a reconnu que «le président a commis des crimes dignes d’une mise en accusation». Leur collègue du Nebraska, Ben Sasse, a de son côté assuré qu’il «étudierait attentivement» tous les articles que la Chambre des représentants enverrait devant le Sénat. Le procès peut avoir lieu d’ici quelques semaines ou quelques mois, selon le dépôt des documents par la Chambre, et nécessite deux tiers des voix pour condamner le milliardaire, d’ici là redevenu simple citoyen.

Plus étonnant, le patron des sénateurs républicains lui-même serait favorable à une mise en accusation de Donald Trump : selon le «New York Times» et Axios, Mitch McConnell a, dans les coulisses, signifié son accord avec les charges retenues contre Donald Trump. L’absence totale de remords du milliardaire, qui a mardi encore répété que ses propos appelant ses partisans à se battre «comme des diables» pour «arrêter le vol» étaient «parfaitement appropriés», énerve tout particulièrement l’élu du Kentucky. Il tient Donald Trump pour responsable de la perte de la majorité républicaine au Sénat, depuis les victoires de Raphael Warnock et Jon Ossoff face à Kelly Loeffler et David Perdue. Les deux candidats républicains avaient colporté les accusations infondées de fraude électorale proférées par le président, en échange de son soutien pour l’élection spéciale du 5 janvier en Géorgie, bastion républicain qui avait déjà basculé démocrate lors de l’élection présidentielle. Selon le quotidien new-yorkais, les deux hommes n’ont pas échangé depuis la mi-décembre et la reconnaissance de la victoire de Joe Biden par Mitch McConnell. Selon la volonté de ce dernier, un procès en destitution de Donald Trump pourrait avoir lieu avant la fin de son mandat : il pourrait, s’il le souhaitait, convoquer les sénateurs, avant la reprise prévue du 19 janvier.

Le futur politique de Trump en suspens

Au-delà du caractère historique d’une deuxième mise en accusation, Donald Trump risque gros : il pourrait bien être privé de toute candidature future. En vertu de la section 3 du 14e amendement, «nul ne sera sénateur ou représentant au Congrès, ou électeur des Président et Vice-Président, ni n’occupera aucune charge civile ou militaire du Gouvernement des Etats-Unis ou de l’un quelconque des Etats, qui, après avoir prêté serment, comme membre du Congrès, ou fonctionnaire des Etats-Unis, ou membre d’une Législature d’Etat, ou fonctionnaire exécutif ou judiciaire d’un Etat, de défendre la Constitution des Etats-Unis, aura pris part à une insurrection ou à une rébellion contre eux, ou donné aide ou secours à leurs ennemis».

Donald Trump, privé de son compte Twitter qu’il utilisait pour faire pression publiquement sur ses alliés hésitants et vilipender ses opposants, a qualifié mardi cette nouvelle mise en accusation de «continuation de la plus grande chasse aux sorcières de l’histoire de la politique», estimant que la «ridicule» procédure «suscite une considérable colère». Il a inversé les rôles et accusé Nancy Pelosi et Chuck Schumer, la présidente de la Chambre des représentants et le patron des sénateurs démocrates, de «causer un terrible danger» pour les Etats-Unis.

Mais même s’il venait à être privé d’une future candidature présidentielle, Donald Trump peut compter sur le soutien indéfectible de certains, qui refusent toujours de reconnaître la victoire de Joe Biden malgré 60 échecs devant les tribunaux et l’absence de preuve de fraude. Marjorie Taylor Greene, adepte de la théorie du complot QAnon et récemment élue de Géorgie à la Chambre des représentants, a juré sur Twitter mardi que le président sortant «restera au pouvoir», reprenant la rhétorique populiste agitée par le milliardaire : «Cette tentative désespérée de le faire quitter la Maison-Blanche est une attaque envers chaque Américain qui a voté pour lui. Les démocrates doivent être tenus pour responsables de la violence politique inspirée par leur rhétorique.» Elle a appelé Liz Cheney à quitter la direction de la conférence républicaine à la Chambre, l’accusant de «ne pas représenter les électeurs républicains en soutenant la chasse aux sorcières politique» contre Donald Trump. «Elle n’est pas connectée à la base et vote en faveur d’un mensonge douloureux», a-t-elle accusé, signe d’une véritable scission au sein du parti conservateur causée par Donald Trump.

LE 13 JANVIER 2021

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