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Destitution : Trump annonce avoir recruté de nouveaux avocats

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US President Donald Trump looks on after delivering an update on "Operation Warp Speed" in the Rose Garden of the White House in Washington, DC on November 13, 2020. (Photo by MANDEL NGAN / AFP)

Deux conseils viennent rejoindre l’équipe de l’ancien président américain, qui venait de perdre cinq de ses membres. En cause, des divergences sur la stratégie à adopter face au procès en destitution qui se profile.

Donald Trump a annoncé dimanche 31 janvier avoir recruté deux nouveaux avocats pour le défendre dans le procès en destitution qui doit démarrer le 9 février. La veille, la presse américaine affirmait que cinq de ses avocats avaient jeté l’éponge après des désaccords sur la façon de procéder pour sa défense. Les «très respectés avocats plaidants» David Schoen et Bruce L. Castor Jr vont désormais diriger son équipe, a indiqué Donald Trump dans un communiqué.

Bruce L. Castor Jr a fait carrière dans le droit pénal, tandis que David Schoen est spécialisé dans «les procès pour les droits civils en Alabama et la défense pénale fédérale à New York, y compris pour les cols blancs et dans d’autres affaires complexes». Il a déjà collaboré avec l’équipe de défense de Donald Trump, et les deux hommes «sont d’avis que la destitution est inconstitutionnelle», selon le communiqué.

Donald Trump souhaitait que ses avocats continuent à plaider la thèse d’une fraude massive lors de l’élection présidentielle, qui a conduit à la victoire du démocrate Joe Biden, plutôt que de se concentrer sur la légalité de poursuites à l’égard d’un président n’étant plus en fonctions, a rapporté CNN, précisant que l’ex-président était peu enclin à en discuter.

Le procès de Donald Trump pour «incitation à l’insurrection», après l’occupation du Capitole le 6 janvier par des partisans de l’ex-président, doit débuter le 9 février. Avec seulement cinq sénateurs républicains prêts à se joindre aux 50 sénateurs démocrates pour considérer que le procès doit avoir lieu, la majorité des deux-tiers requise pour aller de l’avant, soit 67 sénateurs, ne sera probablement pas atteinte.

Le vote d’une motion de censure, moins sévère, requiert le vote d’au moins dix sénateurs républicains pour avoir une chance d’être adoptée, ce que certains estiment, en revanche, envisageable.

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