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REMODÈLEMENT DU TERRITOIRE NATIONAL

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Toute politique haïtienne de relance agricole, de pêche et d’élevage, de protection de l’environnement, d’urbanisation, de lutte contre l’insécurité alimentaire, bref de développement endogène durable, ne sera qu’un leurre si on ne fait pas de l’aménagement du territoire la priorité des priorités.

Pour avoir une idée plus claire de la nécessité impérieuse d’aménager le territoire national, pensez aux inondations de Fonds-Verretes,de Mapou, de Gonaïves et de Grand-Anse ; regardez les bidonvilles accrochés sur le flanc de nos mornes, condamnés à s’écrouler à la moindre averse ; constatez la désertification de nos mornes et conséquemment la dévalorisation de nos terres arables. Considérez la disparition graduelle de nos espèces végétales et animales endémiques ; discernez la laideur et le rachitisme architectural de nos villes ; examinez l’eau infecte que consomme une grande partie de la population ; observez des populations entières dans beaucoup de milieux défavorisés qui se soulagent à même le sol, alimentant ainsi le cycle de contamination par des germes nombreux et hautement pathogènes, sous le regard avide des porcs et des chiens vulnérables….

L’aménagement du territoire national nous confère avant tout la capacité de dresser l’inventaire exhaustif de nos richesses naturelles et minières. Il nous permet également de déterminer les espaces exclusivement réservés aux hôpitaux, aux camps militaires, aux campus universitaires, à l’agriculture, à l’élevage, aux forêts, aux parcs zoologiques et/ou botaniques, aux complexes administratifs, aux marchés, aux Gares routières, etc.

Ces dispositions doivent être prises dans un délai record avant qu’il soit tard, et elles doivent être assumées par tous les gouvernements, dans la logique incontournable de la continuité de l’État.
Qui dit tourisme dit beauté, propreté, innovation, espace bien aménagé, donc attraction. Qui dit tourisme dit également développement. Que le développement ne puisse être atteint en dehors des infrastructures appropriées, est tout simplement une évidence.

Aussi,la construction de nouveaux logements et de nouveaux édifices doit nécessairement passer par de nouveaux tracés, ainsi que par un programme de voirie assorti d’un plan d’urbanisation favorisant le décongestionnement, l’esthétique et la diversité des services et fonctions, qui rendront nos villes et nos sections communales agréables où il fait bon vivre.
Les résidences de second ordre coûtent parfois autant que les constructions de niveau plus élevé. Tout est architecture. Or, l’architecture ne coûte rien quand il devient modèle répétable. On sait que l’architecture moulée avec usage de Template et de moules représente la voie facilitée pour réaliser des oeuvres de grande valeur technique au coût minimal. L’originalité ainsi obtenue devient valeur ajoutée exploitable sur le plan touristique.

Il s’avère nécessaire d’introduire le vocable d’esthétique dans le jargon des logements sociaux.
Nous ne saurions cautionner certaines résidences offertes par des ONG, et qui ressemblent plutôt à des cages d’oiseaux. Tout doit être incorporé dans un plan d’ensemble qui donne d’emblée une idée de la nouvelle Haïti que nous voulons édifier.
Le pays est quasiment enclavé par la mauvaise gestion du territoire. La tendance à la généralisation du phénomène de bidonvilisation est significative d’un accroissement démographique et de l’exode rural en dehors d’une planification adéquate assurée par l’État.

Pour avoir une idée plus claire de la nécessité impérieuse d’aménager le territoire national, pensez aux inondations de Fonds-Verretes,de Mapou, de Gonaïves et de Grand-Anse ; regardez les bidonvilles accrochés sur le flanc de nos mornes, condamnés à s’écrouler à la moindre averse ; constatez la désertification de nos mornes et conséquemment la dévalorisation de nos terres arables. Considérez la disparition graduelle de nos espèces végétales et animales endémiques ; discernez la laideur et le rachitisme architectural de nos villes ; examinez l’eau infecte que consomme une grande partie de la population ; observez des populations entières dans beaucoup de milieux défavorisés qui se soulagent à même le sol, alimentant ainsi le cycle de contamination par des germes nombreux et hautement pathogènes, sous le regard avide des porcs et des chiens vulnérables….

L’aménagement du territoire national nous confère avant tout la capacité de dresser l’inventaire exhaustif de nos richesses naturelles et minières. Il nous permet également de déterminer les espaces exclusivement réservés aux hôpitaux, aux camps militaires, aux campus universitaires, à l’agriculture, à l’élevage, aux forêts, aux parcs zoologiques et/ou botaniques, aux complexes administratifs, aux marchés, aux Gares routières, etc.

Ces dispositions doivent être prises dans un délai record avant qu’il soit tard, et elles doivent être assumées par tous les gouvernements, dans la logique incontournable de la continuité de l’État.
Qui dit tourisme dit beauté, propreté, innovation, espace bien aménagé, donc attraction. Qui dit tourisme dit également développement. Que le développement ne puisse être atteint en dehors des infrastructures appropriées, est tout simplement une évidence.

Aussi,la construction de nouveaux logements et de nouveaux édifices doit nécessairement passer par de nouveaux tracés, ainsi que par un programme de voirie assorti d’un plan d’urbanisation favorisant le décongestionnement, l’esthétique et la diversité des services et fonctions, qui rendront nos villes et nos sections communales agréables où il fait bon vivre.
Les résidences de second ordre coûtent parfois autant que les constructions de niveau plus élevé. Tout est architecture. Or, l’architecture ne coûte rien quand il devient modèle répétable. On sait que l’architecture moulée avec usage de Template et de moules représente la voie facilitée pour réaliser des oeuvres de grande valeur technique au coût minimal. L’originalité ainsi obtenue devient valeur ajoutée exploitable sur le plan touristique.

Il s’avère nécessaire d’introduire le vocable d’esthétique dans le jargon des logements sociaux.
Nous ne saurions cautionner certaines résidences offertes par des ONG, et qui ressemblent plutôt à des cages d’oiseaux. Tout doit être incorporé dans un plan d’ensemble qui donne d’emblée une idée de la nouvelle Haïti que nous voulons édifier.
Le pays est quasiment enclavé par la mauvaise gestion du territoire. La tendance à la généralisation du phénomène de bidonvilisation est significative d’un accroissement démographique et de l’exode rural en dehors d’une planification adéquate assurée par l’État.

Haïti, le seul pays des Amériques qui reste encore dans la catégorie des PMA, figure parmi les pays les plus pauvres du monde. Avec une démographie galopante (environ 13 millions d’habitants), plus de 80% de la population vit dans l’extrême pauvreté, les deux tiers des Haïtiens sont au chômage et plus d’un Haïtien sur quatre est sous alimenté.

Il va sans dire que la misère rampe dans nos campagnes, à l’origine de cette misère dramatique qui engourdit le pays se situe le chômage, avec ses corollaires irritants que sont l’exode rural, la migration vers la capitale et la fuite des cerveaux et des masses ouvrières à l’étranger, très souvent dans des conditions humiliantes et périlleuses qui ne font pas honneur à le père de la nation Jean Jacques DESSALINES.

Auteur :Saint Alex NOEL (NÈG LIMYÈ A)

E-MAIL:noelsaintalex32@gmail.com

LE 30 MARS 2021

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