LE JOUR OÙ JE SUIS RETOURNÉ EN NBA, - Le Tout Au Pluriel Magazine
avril 19, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

Nous sommes vos yeux et vos oreilles

LE JOUR OÙ JE SUIS RETOURNÉ EN NBA,

3 min read
Partagez cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

PAR AXEL TOUPANE.

LE TOUT AU PLURIEL MAGAZINE VIA UNE COURTOISIRE DU JOURNAL PARIS MATCH
Propos recueillis par Yannick Vely
paris match.

Axel Toupane sous le maillot des Bucks de Milwaukee.Axel Toupane sous le maillot des Bucks de Milwaukee.
DR

Basketteur professionnel âgé de 28 ans, le Français Axel Toupane nous raconte son parcours du combattant pour retourner en NBA, le championnat américain le plus exigeant au monde.

«Jouer en NBA a toujours été mon rêve. Quand tu es un basketteur professionnel, tu as envie de jouer avec les meilleurs et depuis tout petit, je m’entraîne pour ça. Avec mon père (Jean-Aimé Toupane, ex-joueur professionnel et aujourd’hui entraîneur de l’équipe de France des moins de vingt ans, Ndlr), on regardait les finales NBA ensemble, la nuit. Je me souviens de la finale Los Angeles Lakers-Indiana Pacers en 2000. J’avais neuf ans et j’avais le poster de Kobe Bryant dans ma chambre. Je voulais jouer comme lui. Je regardais aussi comment il s’habillait, comment il parlait… Mon parcours n’a pas été facile. Je n’ai pas été sélectionné à la Draft (la sélection des meilleurs jeunes talents mondiaux, Ndlr) et mon premier passage en NBA (2015-2017) avait été compliqué par des blessures. Je suis rentré en Europe pendant trois ans mais j’ai décidé de retenter ma chance cette année. Je suis reparti de zéro. J’ai disputé le camp d’entraînement des Golden State Warriors. J’ai ensuite accepté de gagner moins d’argent qu’en Europe en disputant la G-League.

La G-League, c’est l’antichambre. Toutes les équipes appartiennent à une franchise NBA et les regards ont été braqués cette année sur la bulle sanitaire mise en place en raison de la Covd-19. J’ai eu de la chance (modeste, il ne précise pas qu’il a été l’un des meilleurs joueurs de la compétition, Nldr), nous avons disputé beaucoup de matches et nous avons terminé deuxième avec Santa Cruz. Et mon téléphone a sonné…

Nous subissons deux tests PCR par jour
J’ai donc été recruté par les Milwaukee Bucks. J’avais déjà joué pour eux par le passé, c’est une super équipe qui joue le haut de tableau, avec un coach Mike Budenholzer qui a une mentalité européenne. Je connaissais déjà les deux stars de l’équipe que sont Khris Middleton et surtout Giannis Antetokoumpo (le meilleur joueur des deux dernières saisons régulières, Ndlr). Il mérite bien son surnom de «Greak Freak», lui. Il est très grand, très long, très athlétique, super puissant… Bref, je suis très content. Le simple fait de les voir s’entrainer me permet de progresser. J’arrive en cours de saison et nous jouons des matches presque tous les deux jours.

Je me souviendrais toute ma vie de ce match face aux Pacers d’Indiana le 23 mars dernier. Nous les dominons facilement et à trois minutes du buzzer, on m’appelle pour entrer sur le parquet. Mon rôle est de défendre dur, d’apporter de l’énergie, de prendre les tirs ouverts quand ils se présentent, de jouer sans ballon… Nous avons la chance de jouer devant du public ici – 3000 personnes pour l’instant- et j’ai pris beaucoup de plaisir (ce soir là, il a pris un rebond et réussi deux contres, Ndlr). Quelques pépins physiques ont beaucoup ralenti ma carrière et voir que le travail paye enfin c’est gratifiant.

Je vis seul à Milwaukee, j’ai beaucoup voyagé en Grèce, en Espagne, en Lituanie et je suis habitué à cette vie nomade. Je parle souvent à mon père au téléphone qui est très fier de moi. Bien sûr avec la Covid, c’est plus compliqué au quotidien. Nous subissons deux tests PCR par jour et nous devons limiter les contacts sociaux. Mais quand on a la chance de pouvoir faire ce qu’on aime, ce n’est finalement qu’un petit sacrifice. Je suis de retour en NBA.»

LE 4 AVRIL 2021

LA RÉDACTION DE LTP !!!
harryespoirmichel@gmail.com telephone 50948438136.

LE TOUT AU PLURIEL MAGAZINE

NOUS SOMMES VOS YES ET VOS OREILLES…