Mes Réflexions sur la Fête du Travail et de l'Agriculture 1er Mai 2018 - Le Tout Au Pluriel Magazine
mai 13, 2021

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Mes Réflexions sur la Fête du Travail et de l’Agriculture 1er Mai 2018

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Au téléphone, hier soir, un ami m’a rappelé que le 1er mai, chez nous, au pays natal, était férié puisque là-bas c’est la grande célébration de la fête du travail et de l’agriculture.
J’ai éclaté de rire trouvant la chose très ironique et tragi-comique.
Comment célébrer quelque chose d’inexistant?
Le travail, en Haïti, existe pour très peu de gens et, en trouver, implique souvent des compromissions conduisant parfois à la déraison et même à la pendaison. La main-d’œuvre est souvent peu qualifiée et l’agriculture, encore à l’état moyenâgeux et archaïque.

Pourtant pour penser et planifier le développement en Haïti, il faut absolument entrer dans l’ère de la modernisation et de l’industrialisation agricole pour, non seulement rendre ce pays auto-suffisant alimentairement, mais encore en faire un exportateur de produits organiques.

La réalité aujourd’hui, est que la majorité des produits de consommations provient de l’extérieur, spécialement de chez nos voisins.

Il faut sortir ce pays de l’artisanat, des petites robes brodées, des petits napperons, des crochets et de la vente des pèpès. On ne développe pas un PAYS avec du social et des ONGs, encore moins avec des Ptisourit.
Il faut planifier le développement réel de ce pays sur le long terme. Et pourtant les opportunités ne manquent pas. La pêche, l’élevage, les fruits, les légumes, le café, le vétiver, l’hôtellerie, la modernisation et la reconstruction de nos villes et de nos sections communales, les mines constituent autant de secteurs d’exploitation capables de mettre notre Haïti sur la voie du développement durable.

A-t-on jamais vu un pays se développer avec une Caravanne conduite par un Chef d’Etat? Only in Haïti. Preuve flagrante et irréfutable de la vision bornée de nos actuels dirigeants et de l’obligation faite aux gens capables et honnêtes amoureux de ce Pays de préparer, dès maintenant, la relève.

Je me souviens d’un triste Sire, introduit par un illuminé puisant 7 millions de dollars dans les fonds de l’état haïtien, pour les lui donner aux fins d’investir dans la banane et dont la formule magique  » Feu, Eau, Terre, Soleil  » pouvait et devait transformer le désert Haïtien en Paradis terrestre où couleraient à flots le lait, le miel et même des papitas?
Qu’en est-il de ce projet agricole de grande envergure, béni par Tèt Kale, et qui fournirait des milliers d’emplois dans le Nord’Est?
Singulier petit Pays où l’irrationnel se vit au quotidien et à tous les niveaux de la société.

Cependant je vois des signes prometteurs qui nous empêchent de désespérer, comme un Andy Apaid avec son grand projet de zone franche dans le Plateau Central et dans la Vallée de l’Artibonite, un Charles Suffrat, un Agronome Jonas Gué et un Chavannes Jean-Baptiste dans le Plateau Central, un frère Armand à Kandiasou et un frère Manno à la Rivière Froide, un Pierre Leger et son fils dans le Sud dans le vétiver, un Eddo Zenny dans le Sud’Est dans la mécanique, un Jacques Sauveur Jean dans le Nord et le Nord’Est, un Ronald Labranche dans le Nord’Ouest, un Jerry Moura dans l’Ouest à Croix-des-Bouquets dans la transformation des tomates, un Claude Derenancourt dans l’exportation des mangues, une Delphine Gardère dans la canne-à-sucre et le Rhum Barbancourt, un Daniel Zéphir de la Maison Novella dans le cacao et les pelures d’orange. Ils sont un peu partout dans le pays, ces vrais patriotes humanistes qui créent des emplois et traitent leurs employés avec respect. Sans oublier les secteurs banquiers & co, hoteliers, touristiques, et de constructions; parce que ces gens-là ont compris que le travail bien fait, procure et garantit à l’homme sa dignité et sa liberté. A tous ceux et celles qui donnent du travail à la population, j’adresse mes respects et mes félicitations. Mais c’est loin d’être suffisant pour absorber le grand taux de chomage qui sévit dans le pays.

Tout individu, en effet, qui ne travaille pas est condamné à la « degaje pa peche » et cet état d’esprit commence lentement à s’installer dans les mœurs, dans le mental de nos compatriotes.

Ce qui manque à notre Pays en réalité, ce sont des créateurs d’emplois, des créateurs de richesses, des créateurs de biens et d’opportunités. Il nous faut de vrais visionnaires, beaucoup plus d’entrepreneurs d’investisseurs et de syndicats de travailleurs et moins de politiciens, de partis politiques sur du papier et moins d’Eglises boutiques et de religiosité.
C’est par le travail et à la sueur de son front que l’homme doit gagner son pain et nourrir sa famille. Et L’HAÏTIEN est naturellement laborieux et travailleur. Regardons nos Madanm Sara, nos Mawoulé, nos paysans, nos motocyclistes, nos camionneurs et le dynamisme de nos jeunes entrepreneurs.

Il ne faut plus jamais placer au timon des affaires du Pays des jouisseurs, des bornés, des incapables, des voleurs et des affairistes. Le développement d’Haïti passe aussi par le vote de lois qui facilitent, encouragent, protègent et garantissent l’investissement; par la mise en place de mécanismes pour reccueillir les impôts justes, imposables à tous, par la bonne gouvernance et la lutte acharnée contre la corruption, l’injustice, le favoritisme et l’inégalité.
Le développement de notre pays passe également par la reconnaissance de la double nationalité et la participation plaine et entière et dynamique de la Diaspora dans la Gouvernance d’Haïti et l’accès au crédit.

Je ne peux souhaiter que du courage à nos rudes travailleurs et, à tous les Haïtiens et Haïtiennes, de se mettre au travail en commençant par confier les rênes du Pays à des gens honnêtes et compétents et surtout de reconnaitre qu’il n’y a pas de sots métiers et que l’oisiveté conduit toujours à la délinquance, à la décadence, à la paresse, à la déshumanisation, à la mendicité, au vol, à l’insécurité, au kidnapping et tout le reste.

Du courage à tous et à toutes. Un cycle nouveau de grandeur et de régénérescence s’annonce pour Haïti à travers la lutte que mène le peuple pour le GRAND CHANGEMENT. Alors viendra le temps où tout le Pays sera en chantier comme un essaim d’abeilles, et, comme des Kouzen, nous nous mettrons à travailler ensemble pour le bonheur de tout un chacun et la grandeur de notre Nation.

Nous sommes en retard dans tous les domaines. Essayons de rattraper nos voisins les Dominicains qui ne demandent pas mieux et qui sont prêts à partager leur savoir-faire et leurs cahiers de contacts avec nous pour un développement insulaire équilibré et paisible. La route est longue…Mais le défi est à relever. Notre Pays est encore vierge et riche en opportunités, et les cerveaux ne manquent pas. Trouvons-nous alors de bons dirigeants pour nous conduire vers les sommets de la richesse, de la grandeur, de la fierté et de la dignité.

UNE AUTRE HAÏTI EST ENCORE POSSIBLE; et la vraie solution aux problèmes de l’insécurité et du kidnapping est LE TRAVAIL ET L’ÉDUCATION. Nos jeunes des villes, des bidonvilles et des sections communales ne demandent pas mieux.

LE PARI À GAGNER AUJOURD’HUI EST CELUI DE LA STABILITÉ POLITIQUE, DU TRAVAIL ET DE L’ÉDUCATION. ET LES DÉS SONT JETÉS…

Père Jean-Miguel Auguste

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LE 3 MAI 2021

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