septembre 24, 2021

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Une marche à Jacmel pour dire non au kidnaping et au référendum.

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Le Mercredi 26 mai 2021 sous l’initiative de plusieurs citoyens engagés et des organisations de la société civile Jacmélienne des organisations comme Fanm Deside, le Réseau de Défense des Droits Humains, (RESEDH-RNDDH), la Coordination Régionale des Organisations du Sud’est (CROSE), ont réalisé une grande marche pour dire non au phénomène de kidnaping et exiger la libération de l’étudiante Vélinda Charpentier, kidnappée depuis le Jeudi 19 Mai 2021 dernier, avec son Copain à Pétion-Ville.

Munis de plusieurs pancartes avec différents slogans. « Aba kidnaping, kidnaping nan gen patwon, aba referandòm, lè liberasyon ayiti a sonnen ».

Avec des photos de la victime et une banderole écrite. « Liberasyon Vélinda Charpentier san kondisyon ». Ils partent de la petite place Raquette non loin de la résidence familiale de la victime, les protestataires ont parcouru plusieurs rues de la ville, accompagnés d’un mobile sonore qui diffusaient des musiques engagées très remontées, la féministe Nadia Lafleur anime le parcours avec des slogans contre le régime en place, le référendum, et au kidnapping.

Sur tout leur parcours, ils ont libéré plusieurs établissements scolaires de la ville pour les accompagnés à cette marche. Arriver devant le cimetière de jacmel, là où est logé le bureau d’office national d’identification, les manifestants ont lancé des jets de pierre sur ce batiment. « Nou pa nan referandom; fèmen pòt bagay sa, pitit pèp la nan men bandi pou se kat kap fèt « , tels sont leurs propos.

« Jovenel leve trèv la, yo pran Vélinda ». Ces manifestants arrivant devant le tribunal Civil. Ils dénoncent la complicité de l’état dans le phénomène du kidnaping. Abdias Laurent, citoyen engagé dans un message délivré en la circonstance parle d’une bataille lancée contre l’insécurité et la corruption, demande au président  »défacto » Jovenel Moïse d’ordonner la libération de Vélinda Charpentier et son copain qui sont encore entre les mains des bandits. Une occasion aussi pour M. Laurent de lancer une mise en garde au commissaire du gouvernement de Jacmel Maitre Lionel Chérima, qui agit comme un domestique du régime PHTK pour aider à réaliser le référendum prévu au lieu de prendre ses responsabilités.

Le défenseur de droits humains Jétho Pierre-Paul, coordonateur du RESEDH-RNDDH, dans le Sud’est s’adressant au au directeur départemental de la PNH du Sud-est, M. Alix Alexandre, se questionne sur la non-solidarité policière au père de la victime qui est le mécanicien de cette institution, pendant qu’il préfère offrir leur solidarité á Jovenel Moise et le commissaire Lionel Chérima en vu de réaliser le référendum qu’il qualifie de référendum politique.

« Nou fout sèmante nou pap kite peyi a bay Jovenel Moïse ak akolit li yo, nou bay de jou si Vélinda pa libere nap fèmen vil la ak tout biwo leta yo ». A culminé la coordonnatrice de l’organisation féministe Fanm Deside, Marie Ange Noël devant la délégation du Sud’est. Plus loin elle demande à la population de ne pas se laisser intimider aux propos du chef du parquet de jacmel.  »Non au référendum, pour le moment actuel nous avons pas besoin de référendum mais plutôt la paix et la sécurité ».

Ce phénomène qui se développe montre l’irresponsabilité et la complicité de l’état selon le président de la ligue des pasteurs du Sud’est, pasteur Johny Pascal président de la ligue des pasteurs du Sud’ est, qui participait à cette marche.

Le gouvernement minimise les choses importantes pour accrocher au référendum, selon le leader religieux qui est une chose inconstitutionnel, déclare que la position du secteur qu’il représente est de faire échec à ce projet dans le sud’est.

Le coordonateur communale du parti Konbit Nasyonal (KONA), Hector Noël, dénonce la faiblesse de l’état avec l’absence des facultés de l’université de l’état dans le département, oblige aux jeunes de rentrer à Port au Prince. Ce qui occasionne cet acte de kidnaping sur la jacmélienne et a engendré la mort de sa mère, Madame Véline Agella Charpentier 60 ans. Le parti KONA, est déja prêt et mobiliser pour déraciner ce pouvoir incencé, et qualifie d’assassin tous les personnes qui auraient la mission de promouvoir ce projet dans le département.

A noter que cette marche s’est déroulé sans aucune présence policière sous prétexte du virus corona.


FABRICE ANTOINE
LE TOUT AU PLURIEL MAGAZINE JACMEL
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LE 27 MAI 2021

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