septembre 24, 2021

Le Tout Au Pluriel Magazine

Nous sommes vos yeux et vos oreilles

CRISE HAÏTI POLITIQUEÉric Jean-Baptiste plaide pour des élections

4 min read
Partagez cet article
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Le secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), Éric Jean-Baptiste, croit que les élections sont incontournables et indispensables si on veut rester dans un régime démocratique en Haïti.

le tout au pluriel magazine via
lenouvelliste.com

Dans l’imbroglio politique où se trouve le pays caractérisé notamment par le pullulement des accords politiques, Éric Jean Baptiste a pris parti en faveur des élections. Pour le secrétaire général du Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP), le pays doit choisir entre changer de système politique ou continuer sur la voie de la démocratie, laquelle exige que l’on organise des élections. « Nous avons fait choix d’un système appelé démocratie qui exige qu’on renouvelle le personnel politique à travers les urnes », a rappelé le dirigeant politique à l’émission Panel Magik, sur Magik9, le vendredi 10 septembre 2021.

« Les élections sont incontournables et indispensables si nous restons dans le système démocratique afin de donner au pouvoir une certaine légitimité », a ajouté M. Jean-Baptiste qui admet néanmoins que le chemin des urnes ne va forcément pas résoudre tous les problèmes. Pour l’homme d’affaires, le problème de l’insécurité qui prévaut dans le pays ne représente véritablement pas un obstacle à l’organisation des élections en Haïti.

Pour Éric Jean-Baptiste, « l’on ne peut pas résumer le pays à quelques communes qui ont des problèmes de sécurité ». « Il faut que l’État garantisse la sécurité dans tout le pays, mais nous ne pouvons pas condamner le reste du pays qui a besoin de respirer », a-t-il affirmé, proposant implicitement qu’on organise les élections dans les communes moins concernées par l’insécurité. M. Jean-Baptiste croit que si l’on attend l’ « idéal », l’on n’avancera jamais. Au contraire, dit-il, il suffit au pays juste les conditions minimales de sécurité pour avancer vers les élections.

S’il se positionne en faveur de l’organisation des élections, Éric Jean-Baptiste est tout aussi certain de les remporter. Quand ce sera fait, Éric Jean-Baptiste a dit ne pas entendre se laisser voler sa victoire. « Je m’appelle Éric Jean-Baptiste. Mwen pa rele Myrlande H. Manigat. M pa rele Lesly François St-Roc Manigat. M pral nan eleksyon, m ap genyen eleksyon m ; si yon nèg konnen li pral vòlè eleksyon m, m ap mete dandi kanpe. Pa gen okenn lekòl yo aprann moun pou rete pijon pandan tout vi w. Mwen men m mwen gen yon bò pijon, yon bò fokon », a menacé le chef du parti des Manigat.

Ses désaccords avec l’accord de la société civile

Selon Éric Jean-Baptiste, le RDNP se positionne en faveur du respect scrupuleux de la Constitution. Il rappelle que son parti est membre signataire du Protocole d’entente national (PEN). « Nous l’avons toujours dit, nous sommes pour un gouvernement bicéphale. C’est culturel chez nous. Nous croyons à la fonction de président. En outre, dans l’état de délabrement où se trouvent le pays et les institutions, nous avons besoin d’un chef pouvant guider et donner les grandes lignes », a affirmé le secrétaire général du RDNP.

Pour Éric Jean-Baptiste, les membres de la société civile ont beaucoup de mérite et ont produit un document assez bon. Cependant, son parti n’a pas signé l’accord de la Commission pour la recherche d’une solution haïtienne à la crise à cause de certaines divergences. « Ils ne nous ont pas soumis le document après l’avoir élaboré », regrette M. Jean-Baptiste qui trouve cela inadmissible. Parallèlement, poursuit-il, le RDNP s’est opposé catégoriquement à deux points de cet accord. D’abord la durée de la transition qui devra s’étendre sur deux ans. « Ce n’est pas normal. Nous ne pouvons pas remplacer la légitimité populaire que seules les élections peuvent octroyer, pas un accord », a soutenu Éric Jean-Baptiste.

Son deuxième désaccord concerne la manière dont l’accord de la société civile prévoit de nommer le président de la transition. « C’est un danger extraordinaire », s’alarme le chef du RDNP, qui croit qu’en empruntant une telle voie c’est l’avenir du pays qu’on hypothéquera. En effet, selon m.Jean-Baptiste, cela permettra aux bandits fédérés ayant le monopole de l’argent sale dans le pays de choisir qui doit devenir président en achetant ceux qui voteront pour le président de la transition.

LE 13 SEPTEMBRE 2021

LA RÉDACTION DE LTP !!!
harryespoirmichel@gmail.com telephone 50948438136.

LE TOUT AU PLURIEL MAGAZINE NOUS SOMMES VOS YEUX ET VOS OREILLES…

Laisser un commentaire