lun. Fév 17th, 2020

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Black Alex

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Une enfance cahoteuse, disait-il lui-même. Une entrée en scène fracassante aux côtés de Michel Martelly. Black Alex de son vrai nom Jamecy Alex Pierre, n’aura besoin, à l’inverse d’autres génies, que d’une grande capacité d’improvisation pour imprimer sa marque à la musique en Haïti. Mort le 13 novembre 2015, son nom retentit des échos inextinguibles dans les cœurs de chacun. Quelle part a-t-il laissé en chacun de nous ?

À la fin du siècle dernier, un garçon de rue traînait bâbord et tribord ses pattes dans une Pétion-Ville baignant dans la musique aux saveurs latines, en particulier les morceaux en provenance de Cuba et de la République dominicaine. Jugé trop prononcé, cet appétit exotique a même refroidi le célèbre Languichatte Débordus. Nous sommes au début des années 90 en Haïti, et l’époque prêtait le flanc à des tohu-bohus de toute sorte. À l’horizon, pointa un « talent à l’état pur » du nom de Black Alex, se souvient l’ingénieur Clément ‘Kéké’ Bélizaire, guitariste de carrière. Le jeune prodige a été remarqué sur scène pour la première en 93, sur la place Boyer, avec le groupe Sweet Micky de Michel Joseph Martelly, ancien président d’Haïti (2011-2016). Black La n’avait que dix-huit ans à l’époque, mais son talent, comme diraient certains, n’attendît pas le nombre des années.

Le phénomène King Posse

Les prestations du gamin ont été assez convaincantes pour taper dans l’œil d’un certain Fred Lizaire, ingénieur de son et opérateur culturel de notoriété publique en Haïti et dans la diaspora haïtienne. En 1994, ce dernier s’activa à la recherche de pépites pour constituer le groupe qui incarnera, plus tard, la fin du XXe siècle dans la musique en Haïti : King Posse. Un mélange de rap et raga. Avec ce groupe, de petits bonshommes venus de nulle part ont pu faire les délices de plusieurs générations.

« J’ai reconnu en lui [Black Alex, ndlr], dès les premiers instants, un artiste brut, frappé d’un aspect samba et groovy qui est capable de faire tourner la plaque sans broncher », témoigne Monsieur Lizaire à Loop Haïti. Mais « les autres recrues ne voyaient pas d’un très bon œil l’arrivée de Black au sein du groupe », se remémore-t-il, sans détailler.

Via Loop Haïti Harry Espoir Michel Pour Le Tout Au Pluriel Magazine socio Culturel
espoirharrymichel@gmail.com


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