dim. Fév 16th, 2020

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Les institutions démocratiques ne sont pas complètes en Haïti, estime Jon E. Piechowski, haut responsable du Département d’Etat américain

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Jon E. Piechowski, sous-secrétaire adjoint responsable du bureau pour les affaires de l’hémisphère occidental au Département d’Etat américain, Piechowski, qui connaît bien Haïti où il a été en poste de 2010 à 2012, a entretenu le journal sur les positions américaines sur plusieurs sujets qui concernent les deux pays.

Gouvernance par décret, nouvelle Constitution, comme son supérieur direct le secrétaire d’Etat Mike Pompeo l’avait exprimé récemment, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas confortables avec la situation actuelle en Haïti, Le sous-secrétaire d’Etat Piechowski.
A la question de savoir comment la gouvernance d’Haïti était analysée depuis Washington, Piechowski a répondu : « Nous appuyons le président Moïse parce qu’il est le président élu par le peuple haïtien. En même temps, à l’heure actuelle, nous pensons qu’il faut qu’il y ait des élections législatives dès que possible. C’est une chose que le secrétaire d’Etat Pompeo avait dite publiquement. Nous voulons voir dès que possible techniquement qu’il y ait une date ferme pour que les Haïtiens puissent choisir leurs représentants. Nous pensons qu’il faut avoir les institutions démocratiques complètes. Elles ne sont pas complètes maintenant », a dit le diplomate.

La gouvernance par décret, vous ne pensez pas, au Département d’Etat, que c’est une bonne chose pour Haïti ?

Là encore, la réponse a été claire.
Pour Jon E. Piechowski la gouvernance par décret : « Ce n’est pas la démocratie complète. Pour cela nous voulons voir qu’il y ait des élections législatives. Parce que c’est comme ça. »
Quant à la nécessité exprimée par le président Jovenel Moïse de modifier la Constitution en vigueur sans passer par le Parlement, le diplomate américain croit que « le besoin (de changer de Constitution) est une question pour les Haïtiens ».

Il a ajouté : « Nous pensons que le premier pas doit être les élections législatives, ce afin d’avoir tous les pouvoirs en place. Après on peut voir les options qui existent pour le peuple haïtien ».
A la question de savoir si les autorités haïtiennes connaissent la position du Département d’Etat sur la velléité du président de changer de Constitution,  le sous-secrétaire adjoint responsable du bureau pour les affaires de hémisphérique occidental a répondu laconiquement : « Bien sûr. »
Au cours de l’entretien, il a été aussi question de la politique étrangère des Etats-Unis en Haïti. D’Haïti on a l’impression que les seules préoccupations des États-Unis à propos d’Haïti sont que le pays ne doit pas reconnaître la Chine et ne doit pas reconnaître Nicolas Maduro comme président du Venezuela. Est-ce vraiment la position des Etats-Unis ? Les opposants au président Moïse savent que c’est la position des USA ?


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